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40 °C dans le Var et les Pyrénées-Orientales, le sud-est de la France accablé par la chaleur

Écrit par le 21 juillet 2023


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Dans une rue d’Avignon, le 17 juillet 2023.

En France, la chaleur a beau être localisée, elle n’en est pas moins intense et difficilement supportable. Mardi 18 juillet, un large quart sud-est du pays, de la Méditerranée jusqu’au midi toulousain et à la vallée du Rhône, a subi un épisode caniculaire, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales et de nombreux records locaux de chaleur battus. Le thermomètre a dépassé 40 °C dans plusieurs localités, notamment en Corse-du-Sud (jusqu’à 40,7 °C à Pila-Canale), dans le Var (même valeur à Le Luc) et les Pyrénées-Orientales. La commune de Serralongue, dans ce dernier département, a même battu son record absolu annuel, avec 40,4 °C.

« Cet épisode n’est pas exceptionnel, mais durable, ce qui nécessite une vigilance particulière », explique Tristan Amm, prévisionniste à Météo-France. Les Alpes-Maritimes enregistraient mardi leur dixième jour successif de vigilance orange canicule. Elles ont été rejointes cette même journée par six autres départements (la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, le Var, les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales).

Mercredi 19 juillet à 12 heures, les Bouches-du-Rhône, le Gard et l’Hérault devraient basculer à leur tour en orange. Ces zones se trouvent, en effet, en bordure d’un air brûlant qui sillonne l’ensemble du bassin méditerranéen, touchant l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Maghreb ou la Turquie.

En cause dans cette poussée de fièvre : un vaste anticyclone positionné sur l’ouest de la Méditerranée qui a emprisonné un air déjà chaud. « La chaleur se renforce par un effet de compression des masses d’air », explique Tristan Amm. Le système agit comme un couvercle sur une casserole. Le dérèglement climatique lié aux activités humaines aggrave ce phénomène en augmentant les températures de l’air piégé.

Problématique pour la santé

La moitié nord de la France est épargnée grâce à la présence d’un axe dépressionnaire des îles britanniques jusqu’aux pays scandinaves, « qui contient la remontée d’air chaud », ajoute le prévisionniste. D’où un important gradient de températures entre le Nord et le Sud, surtout la nuit. C’est pour cette raison que la température moyenne à l’échelle nationale n’atteint pas les valeurs nécessaires pour parler d’une vague de chaleur en France – le thermomètre doit alors dépasser 23,4 °C au moins pendant trois journées consécutives en atteignant au moins 25,3 °C pendant un jour. A la mi-juillet 2022, la France en était à sa deuxième vague de chaleur au niveau national.

Voir notre grand format : Article réservé à nos abonnés Comprendre le réchauffement climatique : comment nous avons bouleversé la planète

Les températures actuelles restent, malgré tout, plus élevées que les normales de saison. Et juin 2023 a été le deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, derrière juin 2003, été hors norme. « Les températures que nous vivons en ce moment ne sont pas des températures normales », mais « la preuve de ce dérèglement du climat qui malheureusement s’accélère », a réaffirmé mardi le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, sur RMC. Son homologue de l’agriculture, Marc Fesneau, avait été tancé par des climatologues, samedi, pour avoir évoqué des températures « assez normales pour un été ».

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