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Aimé Jacquet, le triste sort

Écrit par le 2 avril 2024



La joie d’Aimé Jacquet, le 12 juillet 1998, est apparue contenue, fidèle à l’image du personnage. Et rapidement, dans la foulée des célébrations qui ont accompagné le titre décroché par l’équipe de France face au Brésil, c’est un homme en colère qui s’exprimé. Une colère froide dirigée contre les médias en général et L’Equipe en particulier. Le sacre des Bleus ne pouvait suffire à faire oublier la souffrance vécue des mois durant avant l’événement.

Questionné au sujet de L’Equipe quelques minutes seulement après le coup de sifflet final, le sélectionneur tricolore n’accorde pas son pardon. Bien au contraire. « Je ne pardonnerai pas, je ne pardonnerai jamais. Je n’ai qu’un mépris pour ces gens-là, ce sont des voyous ! », lance-t-il à Philippe Houy, l’intervieweur de TF1, devant 20 millions de téléspectateurs branchés sur la une. Jérôme Bureau, le patron du quotidien sportif, ne s’en relèvera pas.

« Aimé Jacquet a vécu un enfer »

Un quart de siècle plus tard, Frédéric Mankowski, ancien kinésithérapeute de l’équipe de France, n’a rien oublié de cet acharnement. « De l’intérieur, on trouvait ça tellement injuste que cela nous a donné plus de force et d’envie de réussir. C’était honteux. Aimé Jacquet a vécu un enfer. C’était une campagne de dénigrement inimaginable à son sujet », s’est-il souvenu dans les colonnes du Courrier Picard, ajoutant : « Cela nous a rendu encore plus fort. »

Et l’injustice est d’autant plus grande pour cet ancien membre du staff des Bleus que cette première étoile de champion du monde doit tout ou presque à Aimé Jacquet. En témoigne cette anecdote livrée sur la finale face au Brésil.

« Le matin de la finale, il y a eu une discussion tactique. Aimé a insisté sur les corners. Il avait demandé à Zidane d’être au premier poteau. On gagne 2-0 à la mi-temps, deux buts de la tête de Zizou au premier poteau sur corner. Tout s’est passé comme il l’avait prévu, a-t-il expliqué. C’était fou et le dernier quart d’heure, on était sûr de gagner. On en a profité, on a passé les 10 ou 15 dernières minutes sur le banc de touche en comprenant qu’on était en train de gagner la Coupe du monde. »



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