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Climatiques. Faut-il arrêter de faire des bébés ?

Écrit par le 4 avril 2024


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Face à l’urgence climatique, c’est une question que de plus en plus de gens se posent : doit-on continuer à faire des enfants ? En témoigne cette enquête, menée en 2021 auprès de 10 000 personnes âgées de 16 à 25 ans dans dix pays (Australie, Brésil, Finlande, France, Inde, Nigeria, Philippines, Portugal, Royaume-Uni et États-Unis) : 39 % d’entre elles (36,7 % en France) hésitaient à mettre au monde un enfant à cause du changement climatique. Une tendance confirmée récemment par une autre étude, qui montre que l’inquiétude provoquée par le changement climatique est clairement corrélée au désir d’avoir peu ou pas de descendance.

Le témoignage de Julia Borges, recueilli par la BBC, résume bien cette forme d’éco-anxiété : “Je ne me vois pas assumer la responsabilité d’une autre vie humaine, créer un nouvel être qui serait à terme un fardeau supplémentaire pour une planète déjà saturée”, déclare l’étudiante brésilienne de 23 ans.

À première vue, ses doutes semblent raisonnables. Selon des travaux publiés en 2017 – et très commentés –, dans un pays riche, le fait de ne pas avoir d’enfant est, sur le plan théorique, le meilleur moyen pour un individu de réduire son empreinte carbone – c’est 50 fois plus efficace qu’adopter un régime végétarien, recycler ses déchets ou ne pas utiliser de sèche-linge.

Mais que vaut ce savant calcul dans le monde réel ? Eh bien, pas grand-chose. Car l’urgence climatique s’accorde mal avec l’inertie démographique – la majorité des hommes et des femmes qui vivront en 2050 sont déjà nés, assure l’Institut national d’études démographiques. Or c’est dans la décennie à venir qu’il faut radicalement réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Même avec une baisse de la fécondité, la population continuera d’augmenter, explique The Conversation. Même si le taux de natalité recule, il reste un grand nombre de personnes en âge de procréer à l’échelle mondiale, ce qui entraîne davantage de naissances que de décès. “Choisir de ne pas avoir d’enfant au nom du climat se révèle donc désormais insuffisant et inefficace.”

Selon Meghan Elizabeth Kallman et Josephine Ferorelli, qui viennent de publier aux États-Unis The Conceivable Future. Planning Families and Taking Action in the Age of Climate Change (“Concevoir l’avenir : planification familiale et mobilisation face au changement climatique”), “ce n’est pas aux personnes susceptibles d’être enceintes de régler la crise climatique”. “Faut-il ou ne faut-il pas avoir d’enfant n’est pas la bonne question”, assurent-elles dans un entretien accordé à Yale Climate Connections. Tenter d’y répondre serait tomber dans le piège tendu par les lobbys des énergies fossiles, très habiles à “transformer des questions politiques en problèmes moraux que chacun doit affronter individuellement”. Or “la crise climatique est, in fine, une crise collective et donc politique, rappelle The Conversation. Et nous avons de bien meilleures chances d’éviter le pire si nous chargeons nos gouvernements de réduire drastiquement les émissions de l’industrie et des consommateurs que si nous concentrons nos efforts sur le changement des habitudes individuelles.”

Avoir (ou pas) un bébé doit être un choix personnel, qui n’exige aucune justification. Et sur le plan collectif, insiste Meghan Elizabeth Kallman, notre responsabilité est d’“essayer de rendre le monde plus sûr et plus habitable pour tous les enfants, quels que soient leurs parents”.

En bref

L’écologie victime de la grogne des agriculteurs

Le Parlement européen doit se prononcer à la fin d’avril sur les assouplissements des exigences écologiques liées aux subventions accordées dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). Proposés par la Commission, ils ont déjà été entérinés par les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept. “Des dérogations à foison” : voilà comment risque de se traduire cette révision de la PAC, qui “détricote ses règles environnementales”, regrette Le Soir. Les exemptions devraient notamment concerner les jachères, la rotation des cultures ou encore les prairies permanentes. Quant aux petites exploitations, elles seraient dispensées de contrôles et de pénalités. Autant de changements dénoncés par les défenseurs de l’environnement.

Comme le temps passe vite…

Pour mesurer le temps, on se fonde sur la rotation de la Terre, qui définit la durée d’une journée, et sur des horloges atomiques très précises. Pour faire coïncider temps astronomique et temps atomique, on ajoute certaines années une seconde (dite seconde intercalaire) parce que, depuis les années 1970, notre planète tourne moins vite sur elle-même. Mais, à cause de la fonte des calottes polaires, qui modifie la forme de la Terre et donc sa vitesse de rotation, “la Terre ne ralentit plus et elle est même en train d’accélérer légèrement”. C’est ce qu’explique The Washington Post, qui relaie les conclusions d’une étude parue dans Nature. C’est donc à cause du changement climatique que la prochaine seconde intercalaire, prévue pour le 31 décembre 2026, ne sera probablement ajoutée que le 31 décembre 2029.

Des vagues de chaleur à rallonge

Les vagues de chaleur “durent douze jours en moyenne, contre huit au début de l’étude [en 1979]”, indique New Scientist, qui s’est intéressé aux travaux de Wei Zhang et de ses collègues de l’université d’État de l’Utah, aux États-Unis. Ces chercheurs démontrent aussi que ces phénomènes, qui pourraient durer seize jours en 2060, sont plus nombreux et se déplacent plus lentement, environ 280 kilomètres par jour contre 340 dans les années 1980. “En général, plus la population est exposée à une vague de chaleur qui dure longtemps, plus les taux d’hospitalisation et de décès augmentent”, précise David Keellings, de l’université de Floride, à l’hebdomadaire britannique.

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