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Demi Vollering, le sacre de la nouvelle reine du peloton

Écrit par le 31 juillet 2023


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A 26 ans, Demi Vollering a remporté son premier Tour de France, dimanche, qui vient couronner son écrasante domination sur le cyclisme féminin cette saison.

L’étoile montante a atteint son firmament. A 26 ans, Demi Vollering vient d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire du Tour de France femmes, en remportant brillamment l’édition 2023, dimanche 30 juillet. Arrivée sur le circuit professionnel comme une météorite en 2019, l’ancienne patineuse de vitesse est enfin sortie de l’ombre de sa compatriote Annemiek van Vleuten, tenante du titre, et qui l’avait toujours éclipsée jusque-là.

Cette fois, la disciple a fini par dépasser la mentor, et la couronne du Tour de France a donc changé de tête, quittant la coiffe d’une Néerlandaise pour une autre. Finie l’ère Van Vleuten, place à Vollering dont les yeux bleus étaient logiquement embués de larmes à l’arrivée à Pau, alors que la nouvelle reine parvenait à peine à redescendre sur Terre.

Une saison stratosphérique

« Je ne peux pas y croire… Je ne sais pas comment expliquer, c’est trop », tentait d’expliquer, difficilement, Demi Vollering, avant de se reprendre : « On a un rêve, on travaille pour, mais après il faut rester calme, trouver un bon équilibre dans sa vie, être aussi un peu détendue. »

« Ce matin j’étais très détendue, peut-être un peu trop, car il faut quand même avoir une tension pour prendre le départ. Je me suis stressée avant le départ pour y aller. »

Demi Vollering

à francetv

La comète de la SD Worx, qui confiait avant le Tour 2022 « ne pas aimer être la leader », n’avait pourtant pas de quoi trembler dimanche matin, après avoir assommé la course la veille, sur les rampes historiques du Tourmalet. Au point de faire abdiquer Annemiek van Vleuten, la légende, qui prêtait allégeance à la nouvelle souveraine au sommet du géant pyrénéen : « Je suis tombée sur une adversaire meilleure que moi. Mais même si j’avais eu une journée exceptionnelle, je n’aurais pas battu Demi. Elle était d’un autre niveau. Félicitations ».

Deuxième du contre-la-montre dimanche et gagnante du Tour de France, la Néerlandaise ne réalise toujours pas l'ampleur de sa performance et se montre reconnaissante envers ses coéquipières.

Trop tendre l’an passé pour ne serait-ce qu’inquiéter Van Vleuten, sacrée l’été dernier avec presque 4 minutes d’avance, Vollering n’était alors qu’une promesse, à l’horizon. Depuis, la fusée de Pijnacker, banlieue dortoir de la Haye, a décollé, au point de prétendre au trône du Tour de France. La preuve : elle a abordé cette Grande Boucle 2023 avec le maillot distinctif de leader du World Tour (qui n’existe pas chez les hommes), qui matérialisait ses derniers mois exceptionnels.

Car depuis le début de l’année 2023, Demi Vollering a changé de braquet. En 36 jours de course, elle a levé les bras à 13 reprises, et pas n’importe où : des Strade Bianche au Tour de Burgos, en passant par le championnat des Pays-Bas et à Travers les Flandres, sans oublier son triplé historique sur les Ardennaises avec l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. C’est simple : sur les 15 courses dont elle a pris le départ, elle a terminé sur le podium à 14 reprises.

Quand on l’attaque, Vollering contre-attaque

Le seul regret de sa saison reste la Vuelta, sur laquelle elle a remporté deux étapes mais qu’elle a perdu pour neuf secondes, derrière Annemiek van Vleuten, évidemment. Et ce après une polémique, puisque sa rivale l’avait attaquée alors que Demi Vollering subvenait à un besoin naturel. Ce « pipigate », la leader de la SD Worx l’avait encore en tête à l’heure d’aborder, revancharde, le Tour de France femmes 2023 pendant lequel elle et son équipe n’ont rien laissé aux adversaires.

Hasard ou pas, c’est dans le brouillard qui nappait le Tourmalet samedi que Demi Vollering a fini par prendre la lumière, pour aller chercher la victoire d’étape, le maillot jaune, et ce Tour de France 2023. Le tout après un récital tactique. La Néerlandaise avait notamment refusé de rouler avec Van Vleuten dans le col d’Aspin, préférant freiner d’abord, pour mieux accélérer plus tard.

Seule sur sa planète

« Quand Katarzyna Niewiadoma a attaqué, Annemiek m’a dit : « Si on ne roule pas toutes les deux, on perdra toutes les deux ». Je lui ai dit : « Ça me va ». Ce n’était pas à moi de rouler. J’avais encore des équipières derrière moi, notamment Lotte (Kopecky) qui défendait son maillot jaune », s’était ensuite justifiée la grande gagnante du jour, à propos de ce coup de bluff joué à la perfection. Ironie du sort, elle a donc fait basculer le Tour de France en altitude, dans le brouillard, à cinq kilomètres du sommet : un scénario identique à sa victoire sur l’ultime étape de la Vuelta, qui avait déjà vu Van Vleuten exploser à cinq kilomètres du sommet.

Sauf que, cette fois, Demi Vollering n’a pas été surprise par une attaque de sa rivale pendant un besoin naturel. Ce qui change tout parce que, presque trois mois après avoir perdu la Vuelta pour neuf secondes, elle a remporté le Tour de France avec quatre minutes d’avance sur sa rivale.

Longtemps présentée comme la future Annemiek van Vleuten, Demi Vollering s’est défaite de cette étiquette pour incarner l’avenir du cyclisme féminin. Alors que la championne du monde prendra sa retraite à la fin de la saison, il ne reste plus à la nouvelle reine qu’à se trouver une autre rivale. Mais le problème, quand on est au firmament, c’est que les poursuivantes sont loin en dessous. Pour l’heure, Demi Vollering est bien seule sur sa planète jaune. 



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