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Des recueils de poèmes distribués aux soldats israéliens incitent au meurtre des Gazaouis

Écrit par le 28 mars 2024


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Dans une longue enquête publiée par Ha’Aretz, les journalistes Or Kashti et Gili Izikovich révèlent qu’Ofir Livius, directeur du Corps éducatif de Tsahal, un département censé former les soldats aux droits civiques et à l’éthique militaire, a décidé d’assurer le moral des troupes en commandant et en distribuant des recueils de poèmes hébreux datant de l’Antiquité, mais également des textes contemporains rédigés par des auteurs israéliens ultraorthodoxes ou ultranationalistes religieux.

Le quotidien israélien explique que ces recueils de poésie, “publiés sous l’intitulé Hinneni [‘Me voici’], sont l’œuvre de Mashiv Haruach [‘Revivifier l’âme’]”, un groupe d’écrivains juifs israéliens dont les membres se sont donné pour mission d’établir “une continuité entre les textes hébreux d’exécration des Philistins et les conflits contemporains dans et autour de la bande de Gaza”.

Dans l’Antiquité, les Philistins, un peuple d’origine hellénique, contrôlaient un territoire s’étendant de Jaffa (au sud de l’actuelle Tel-Aviv) jusqu’au Sinaï en passant par Gaza, capitale de la “pentapole” philistine, dont les quatre autres villes étaient et sont toujours situées dans le territoire israélien actuel : Ashdod, Ashkelon, Gath et Ekron, un territoire désigné en hébreu sous le nom de “Plaine de Philistie” (Mishor Pleshet).

“Ô Gaza, nous mettrons le feu à tes murs”

“Après les massacres commis par le Hamas, l’association entre les Philistins de l’Antiquité et les Palestiniens contemporains (qui n’ont pourtant aucun rapport entre eux) a repris de la vigueur et est en passe d’imprégner toute la conscience collective israélienne et, évidemment, celle des soldats israéliens engagés sur le front gazaoui”, relève Ha’Aretz.

Compilés dans cinq volumes, de nombreux textes de Hinneni sont particulièrement édifiants, d’autant qu’ils bénéficient de l’imprimatur du chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzl Halevi. Et Ha’Aretz de citer quelques exemples :

“Ô Gaza, nous mettrons le feu à tes murs et nous détruirons tes palais. […] Et si, dans le récit des souffrances de notre peuple, nous devions ajouter un nouveau paragraphe, tu éprouveras notre vengeance et paieras de chaque dent et de chaque cheveu. […] Nous briserons la nuque de chacun de tes enfants sur nos rochers. […] Nous noierons ton mal dans ton propre sang.”

Asa Kasher, un philosophe auteur d’un code d’éthique de Tsahal, déclare au quotidien israélien : “Je n’aurais jamais imaginé que Tsahal puisse un jour autoriser la diffusion de textes d’exécration mettant à ce point en danger les civils palestiniens, mais aussi, vu la question des otages, les Israéliens. Les bras m’en tombent.”

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