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Face à la raréfaction de la ressource en eau, l’« unique solution » est de « réduire les prélèvements », estime la Cour des comptes

Écrit par le 22 juillet 2023


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Un système d’arrosage d’un champ dans le département du Rhône, le 9 juillet 2023.

La Cour des comptes a le sens du timing. Alors qu’une nouvelle semaine de canicule démarre en Europe et que 65 départements français sont désormais en alerte sécheresse avec des restrictions d’eau, les magistrats ont publié, lundi 17 juillet, un rapport très critique sur la gestion quantitative de cette ressource amenée à être de plus en plus rare sous l’effet du réchauffement climatique. « Un été pas tout à fait normal », a commenté son premier président, Pierre Moscovici, « sans allusion taquine » au ministre de l’agriculture, Marc Fesneau, qui estimait, samedi 15 juillet, les températures « assez normales pour un été ».

Manque de pluie, baisse du débit des rivières et du niveau des nappes phréatiques : en France, la quantité d’eau renouvelable disponible a diminué de 14 % entre la période 1990-2001 et la période 2002-2018 ; et la situation devrait encore s’aggraver pour atteindre une baisse de 30 % à 40 % d’ici à 2050. Aussi, pour la Cour des comptes, « seule une stratégie déterminée de réduction des prélèvements et d’utilisation raisonnée » de la ressource en eau est susceptible d’assurer sa protection à long terme. « C’est l’unique solution », insistent les magistrats, et « elle n’est pourtant pas encore considérée comme une priorité ».

Réutilisation des eaux usées, solution « coûteuse »

Environ 32 milliards de mètres cubes d’eau sont prélevés chaque année en France. La moitié sert au refroidissement des réacteurs nucléaires : « le choix du nucléaire a ses contreparties », commente Pierre Moscovici. La Cour des comptes rappelle que les prélèvements réalisés par EDF peuvent poser problème l’été en raison de la réduction de débit des cours d’eau et de l’élévation de la température de l’eau. Viennent ensuite les prélèvements au profit de l’eau potable (5,3 milliards de mètres cubes) et de l’alimentation des canaux (5,4 milliards de mètres cubes) puis des terres agricoles (3 milliards de mètres cubes) et enfin des usages industriels (2,5 milliards de mètres cubes).

Le plan « eau » présenté par le gouvernement en mars prévoit bien un objectif de 10 % d’économies à l’horizon 2030 pour tous les secteurs (agriculture, industrie, énergie…). Mais il reste « en deçà » de celui fixé à l’issue des Assises de l’eau en 2019 : − 10 % en 2024, puis − 25 % en 2034. Une des pistes dudit plan vise à favoriser la réutilisation des eaux usées. Une solution « coûteuse », qui « se heurte à des considérations sanitaires » et au « potentiel réduit », jugent les magistrats. La désalinisation de l’eau de mer, parce qu’elle est très énergivore et rejette d’importantes quantités de saumure dont le stockage est problématique, ne peut pas non plus être une « alternative ».

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