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Guerre. Après le “meurtre” de sept travailleurs humanitaires à Gaza, Israël sous le feu des critiques

Écrit par le 3 avril 2024




Au lendemain de la frappe aérienne israélienne sur un convoi humanitaire ayant tué sept employés de l’ONG américaine World Central Kitchen (WCK), le Premier ministre Benyamin Nétanyahou en a assumé la responsabilité et déclaré qu’Israël “regrettait profondément cet incident tragique”, rapporte le New York Times.

Dans leur réponse officielle, l’armée israélienne et le ministère de la Défense ont affirmé que la mort des travailleurs humanitaires était due à une mauvaise coordination entre les troupes sur le terrain et les responsables des organisations humanitaires. Le chef d’état-major, Herzi Halevi, a présenté ses excuses pour ce qu’il a qualifié de “meurtre involontaire” faisant suite à une “erreur d’identification” en pleine nuit, se justifiant en invoquant des “conditions très complexes”.

Mais selon le quotidien israélien Ha’Aretz, citant des sources militaires anonymes, ce meurtre résulterait plutôt d’un “manque de discipline parmi les commandants sur le terrain”. Les officiers et les soldats impliqués auraient ainsi “violé les règlements”, qui stipulent que l’approbation finale de toute action contre des cibles sensibles doit être donnée par des officiers supérieurs. Sauf que, selon ces mêmes sources, “à Gaza, chacun fait ce qu’il veut”.

Une enquête menée par l’agence de vérification de la chaîne qatarie Al-Jazeera, à partir d’informations open source, de témoignages et d’images du site, tend à confirmer le caractère “intentionnel” du raid. En effet, les trois véhicules du convoi ont été ciblés par trois missiles distincts, “tirés depuis les airs”, l’un après l’autre, et alors même que les blessés tentaient de se mettre à couvert.

Condamnation internationale

L’incident a suscité une condamnation mondiale. Le président américain Joe Biden s’est dit “indigné”, et a estimé qu’Israël ne protégeait “pas assez” les volontaires venant en aide à la population palestinienne “affamée”. “Plus tragique encore, il ne s’agit pas d’un événement isolé”, a-t-il poursuivi dans le communiqué, ajoutant que de telles morts ne devraient “tout simplement pas arriver”. Le secrétaire d’État Antony Blinken a de son côté informé que le gouvernement américain avait demandé une enquête rapide et impartiale, exhortant Israël à protéger les travailleurs humanitaires, “des héros”.

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a également demandé une enquête “indépendante, approfondie et transparente”, le raid israélien ayant tué trois de ses compatriotes, fait savoir le Guardian. “Le Royaume-Uni s’attend à ce qu’Israël agisse immédiatement pour mettre fin aux restrictions sur l’aide humanitaire, résoudre les conflits avec l’ONU et les agences humanitaires, protéger les civils et réparer les infrastructures vitales comme les hôpitaux et les réseaux d’eau”, a-t-il insisté.

Quant au Premier ministre australien, Anthony Albanese, il a confirmé qu’une Australienne figurait parmi les victimes et a demandé lui aussi des “comptes” à Nétanyahou lors d’un appel téléphonique, écrit le Sydney Morning Herald. “J’ai fait savoir très clairement au Premier ministre Nétanyahou que les Australiens sont en colère face à cette tragédie”, a-t-il déclaré mercredi matin.

Des conséquences à long terme potentiellement désastreuses

Après ce fiasco, Israël “risque de se retrouver sans partenaire” pour fournir et acheminer l’aide humanitaire à Gaza, s’inquiète le Times of Israel. En effet, WCK a décidé de suspendre ses opérations dans le territoire palestinien, suivi de plusieurs autres ONG et partenaires, dont les Émirats arabes unis, alors que la population est confrontée à la famine. Et les États-Unis ont “fait comprendre clairement” à leur allié que la situation actuelle était de plus en plus intenable.

“Ils ne veulent pas que l’UNRWA soit impliqué ? Bien. Mais ils doivent s’assurer que le reste des travailleurs humanitaires est protégé”, a ainsi déclaré un responsable américain au Times of Israel. “Si [WCK] ne revient pas et que d’autres groupes emboîtent le pas, il incombera à Israël de fournir une aide aux Palestiniens”, a-t-il poursuivi, citant le droit international, jugeant que “ne pas avoir mis en place des mécanismes de désescalde adéquats six mois après le début de la guerre est inexcusable”. Cela pourrait même forcer Israël à mettre fin au conflit “avant d’avoir atteint ses objectifs”, avance le média en ligne israélo-américain.

Mardi soir, des manifestants exigeant la libération des otages se sont massés devant la résidence de Nétanyahou à Jérusalem, avant d’être “violemment dispersés” par la police, relate Ha’Aretz.



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