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John Kerry repart de Pékin les mains vides

Écrit par le 21 juillet 2023


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Un écran géant retransmet la rencontre entre l’émissaire américain pour le climat, John Kerry, et le vice-président chinois, Han Zheng, à Pékin, le 19 juillet 2023.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la planète. A l’heure où l’hémisphère Nord subit une canicule exceptionnelle, les Etats-Unis et la Chine – les deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre – ne sont pas parvenus à un accord pour coopérer davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique. A l’issue de trois jours de discussion avec les dirigeants chinois, John Kerry, l’émissaire américain pour le climat, a convenu, mercredi 19 juillet, « qu’il faudrait encore un peu plus de travail pour ouvrir de nouvelles voies ».

Selon l’émissaire américain, les deux parties se sont focalisées sur la meilleure façon de s’assurer que la COP28, prévue fin 2023 à Dubaï, soit un succès, et sur l’élaboration d’objectifs à proposer en 2025.

Xi Jinping semble avoir mal pris certaines déclarations américaines. Mardi, alors que John Kerry s’entretenait avec ses homologues, le président chinois a prononcé un discours sur l’environnement, précisant, selon l’agence de presse Chine Nouvelle : « Nous devons prendre nos propres décisions concernant le chemin, les méthodes, le rythme et l’intensité avec laquelle les mettre en place. » « Personne ne devrait s’attendre à pouvoir exercer une quelconque influence sur nous », avait-il précisé.

Une question politique pour la Chine

Dimanche, le jour de l’arrivée de John Kerry à Pékin, Jack Sullivan, conseiller à la sécurité nationale à la Maison Blanche, avait annoncé sur CNN que son collègue appellerait la Chine à « ne pas se cacher derrière l’affirmation selon laquelle elle est un pays en développement », pour minorer son engagement contre le changement climatique.

« Chaque pays, y compris la Chine, a la responsabilité de réduire ses émissions », avait martelé M. Sullivan, et « le monde devrait encourager encore plus la Chine – voire faire pression sur elle – à prendre des mesures beaucoup plus radicales pour réduire ses émissions ».

Mercredi, John Kerry, reçu par son alter ego, Xie Zhenhua, le directeur du bureau central des affaires étrangères du Parti communiste, Wang Yi, le premier ministre, Li Qiang, et le vice-président, Han Zheng, mais pas par Xi Jinping, a convenu implicitement que les pressions américaines n’avaient pas porté leurs fruits. « Nous n’imposons rien à personne. Nous suivons la science », a-t-il dit, ajoutant : « Il n’y a pas de politique ni d’idéologie dans ce que nous faisons. »

Pour la Chine, le climat est une question politique. « Séparer la question du changement climatique de la relation bilatérale est irréaliste », explique Li Haidong, un spécialiste des questions internationales dans le Global Times.

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