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La France accusée d’ingérence par la junte nigérienne

Écrit par le 1 août 2023


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Après des tensions dimanche devant l’ambassade de France à Niamey, Paris a de nouveau été pris pour cible lundi 31 juillet au Niger. La “junte militaire qui a pris le pouvoir” dans le pays a accusé la France “de comploter une intervention militaire pour réintégrer le président déchu, Mohamed Bazoum”, rapporte le Guardian.

“Dans sa ligne de conduite, allant dans le sens de la recherche des voies et moyens pour intervenir militairement au Niger, la France, avec la complicité de certains Nigériens, a tenu une réunion à l’état-major de la Garde nationale du Niger, pour obtenir des autorisations politiques et militaires nécessaires” afin de rétablir Bazoum, ont affirmé les putschistes dans un communiqué. Des déclarations qui surviennent après que les pays voisins du Niger, soutenus par leurs partenaires occidentaux, dont la France, ont menacé dimanche d’utiliser la force si le président nigérien n’était pas rétabli dans ses fonctions.

En début de soirée, la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, a fermement démenti les accusations de la junte. “C’est faux”, a-t-elle déclaré sur la chaîne BFMTV. “Il faut démonter les intox et ne pas tomber dans le panneau”, a-t-elle aussi affirmé à propos des slogans anti-français qui ont fleuri lors de la manifestation devant l’ambassade de France à Niamey dimanche. Des milliers de manifestants favorables au putsch militaire ont voulu entrer dans l’ambassade, avant d’être dispersés par des tirs de grenades lacrymogènes.

Les accusations d’ingérence qui visent la France “contribuent à alimenter les manifestations en faveur du coup d’État devant l’ambassade”, remarque Al-Jazeera.

“Identiques, les images se répètent. Bamako, Ouagadougou, Conakry, Niamey et même Dakar. Des foules de manifestants, souvent très jeunes, brûlent le drapeau français, tout en agitant les étendards de la Russie”, note La Libre Belgique dans un éditorial. “Les discours sont les mêmes aussi : contre la France et l’Occident, accusés d’être responsables de tous les maux d’une région gangrenée par la corruption, asséchée par l’affairisme et minée par le terrorisme islamique”. Pour le quotidien belge, “l’Afrique, hyperconnectée, se montre très sensible à cette propagande sans tabou, qui peut aussi prospérer à coups de rumeurs, d’approximations, de mensonges”.

Méthodes “condescendantes”

Pour La Libre Belgique, la France a aussi sa part de responsabilité : Paris “ne s’est pas remis en question face à une Afrique qui ne veut plus se faire dicter ses choix”, note le quotidien belge qui estime qu’Emmanuel Macron a fait l’erreur de ne pas “modifier l’approche de Paris, nimbée de paternalisme et articulée uniquement autour de ses intérêts immédiats”. Pour le quotidien burkinabé Le Pays, Mohamed Bazoum a d’ailleurs “dans une certaine mesure, fini par payer sa trop grande proximité avec la France dont les méthodes […] condescendantes sont de plus en plus décriées dans ses anciennes colonies d’Afrique”.

Le président nigérien était en effet “un allié fidèle de l’Occident dans la lutte contre les militants islamistes, et il était également un partenaire économique solide”, rappelle la BBC. “Le Niger abrite une base militaire française et est le septième producteur mondial d’uranium. Le combustible est vital pour l’énergie nucléaire, dont un quart est destiné à l’Europe, en particulier à l’ancienne puissance coloniale française”.

Tous deux dirigés par des militaires et “issus de putschs”, le Burkina Faso et le Mali ont mis en garde lundi contre toute intervention militaire au Niger pour rétablir Mohamed Bazoum, affirmant qu’elle serait considérée “comme une déclaration de guerre” à leurs deux pays, rapporte le site d’information Koaci.

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