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La réforme de l’assurance chômage fait tousser l’aile gauche de la majorité

Écrit par le 1 avril 2024


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Après la loi immigration , la réforme de l’assurance chômage ? Quatre mois après les débats houleux sur l’immigration, l’aile gauche du camp présidentiel fait à nouveau entendre sa différence, cette fois après la volonté exprimée par Gabriel Attal de durcir les règles d’indemnisations des chômeurs pour inciter au retour à l’emploi.

Lors de son passage mercredi au journal de 20 heures de TF1, le Premier ministre avait confirmé vouloir revoir à nouveau – après pourtant deux réformes déjà menées en 2021 et 2023 – les règles de l’assurance chômage, et ce dès cette année. Un empressement qui peut aussi s’expliquer par la situation précaire des finances publiques , même si le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a assuré ce dimanche à « Ouest France » qu’il ne s’agissait pas « d’une réforme financière » mais qu’elle visait à « parvenir au plein-emploi ».

Réduire la durée d’indemnisation

Les conditions d’éligibilité, la réduction de la durée d’indemnisation – « de plusieurs mois mais pas en dessous de 12 mois » contre 18 mois aujourd’hui, avait précisé Gabriel Attal – et celle du montant de l’indemnisation et sa dégressivité pourraient être durcis. « Cette dernière piste n’a pas ma préférence », avait-il expliqué.

Ce plaidoyer gouvernemental est loin de convaincre tous les membres de la majorité, et son aile gauche n’a pas hésité tout le week-end à faire entendre son désaccord. Dès vendredi, la députée de Paris Astrid Panosyan-Bouvet avait allumé les premiers feux sur X en expliquant que « l’urgence n’est pas de réformer l’assurance chômage, mais de rendre attractifs les métiers qui ne le sont pas […] et lever les freins centraux à l’emploi ». « Réduire la durée de l’indemnisation chômage des seniors serait injuste », avait-elle ajouté.

« Etre plus protecteur »

Cette ligne est également défendue par Sacha Houlié, le président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, qui avait refusé de voter en faveur de la loi immigration en décembre dernier. « Si nous réduisons la durée d’indemnisation, à quelles fins le faisons-nous ? Une mesure d’économie. Est-ce que je pense qu’il faut faire une mesure d’économie sur les chômeurs aujourd’hui ? Je ne le pense pas », a-t-il déclaré dimanche sur le plateau du Grand Jury RTL/Le Figaro/M6, estimant qu’une telle réforme « n’est pas la bonne voie ».

Enfin, Clément Beaune – qui avait été écarté du gouvernement en janvier après ses critiques sur la loi immigration – a également exprimé des réserves. « Nous devons être prudents et cohérents », a-t-il souligné sur France Info, appelant à être « plus protecteur » car « le marché du travail va moins bien ». Le député, désormais porte-parole de la majorité pour la campagne des élections européennes , a aussi reconnu qu’il existait un risque de précariser les plus fragiles » si on allait vers des paramètres qui sont trop durs ».

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