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Le “dallah”, la plus belle cafetière du monde arabe

Écrit par le 22 juillet 2023


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Dans cette grande ville du nord de l’Arabie saoudite, dans des échoppes aux airs de garage en désordre, le client manipule et inspecte librement les objets de son désir, même si les plus rares peuvent atteindre le prix d’une belle voiture neuve.

Ces commerces n’ont pas de site Internet, ni de page Facebook ou Instagram, ni de profil Google, pas même un numéro de téléphone. Les collectionneurs et les amateurs de café (les vrais) savent, c’est tout.

Ibrahim a fait six heures de route depuis Riyad.

“Quand on aime le café, on aime les cafetières. Et si vous cherchez la cafetière parfaite, c’est ici qu’il faut venir. […] Pour dénicher un dallah, il n’y a pas mieux, tout le monde le sait.”

Haïl, capitale mondiale de la cafetière arabe

Sans marketing ni publicité, les affaires tournent bien au souk Al-Dallal de Haïl, le plus vaste “marché aux cafetières” du Moyen-Orient, où les artisans sont les derniers dans toute l’Arabie à en fabriquer manuellement, en cuivre.

Dans un golfe Arabo-Persique caféinomane, où le café arabe est un rituel de tous les jours, et parfois de toute la journée, qui réunit les amis et permet d’honorer les invités, la cafetière est un symbole d’identité et d’hospitalité, et parfois un objet de luxe.

Le dallah (au pluriel des dallal), c’est la cafetière arabe emblématique, au corps bulbeux s’évasant vers le haut et au long bec courbe, que l’on trouve aussi bien sur les marchés que dans les foyers au Moyen-Orient. Dans le Golfe, elle est partout, à la place d’honneur dans les salons, et même représentée sur certaines pièces de monnaie frappées aux Émirats et au Koweït.

Les clients affluent au marché de Haïl pour faire réparer et remettre en état leur dallah, les artisans proposant tout un éventail de services, de l’éradication des taches de brûlé au ponçage des éraflures en passant par la pose de couvercles et d’anses au goût du client.

Dans le fracas des marteaux et le ronron des machines, les propriétaires suivent d’un regard inquiet les gestes de l’artisan qui redresse les bosses et polit le métal de leur cafetière bien-aimée.

Abdallah Al-Chammari attend la fin du polissage des cinq cafetières de Haïl qui lui ont été transmises par sa famille. Tous les ans, il vient faire nettoyer la suie et les traces de charbon laissées par trois cent soixa

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