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les enjeux d’une visite “historique”

Écrit par le 23 juillet 2023


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C’est bien d’un périple “historique” qu’il s’agit, souligne The Guardian, puisque ce voyage constituera “la première visite d’un président français dans des pays indépendants du Pacifique alors que les États-Unis et la Chine se disputent le leadership dans la région”, souligne le quotidien britannique.

Après l’affront qu’a représenté pour la France l’annulation par l’Australie, en 2021, du contrat de livraison de douze sous-marins – au profit des États-Unis et du Royaume-Uni –, Emmanuel Macron a relancé en novembre 2022, lors des sommets du G20 à Bali de l’Apec à Bangkok, l’approche française de ‘l’espace indo-pacifique’ “qui présente la France comme une puissance d’équilibre dans une région dominée par la lutte d’influence qui oppose les deux superpuissances chinoise et américaine”, rappelle The Guardian.

C’est donc pour promouvoir sur place l’“alternative française”, écrit Wion, que Macron s’envole ce dimanche pour un voyage d’une semaine en Océanie. Mais avant d’atterrir pour la première fois au Vanuatu puis en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le président français marquera une première étape cruciale en Nouvelle-Calédonie, “cinq ans après son dernier voyage là-bas et dix-neuf mois après le rejet de l’indépendance par les Néo-Calédoniens, lors d’un troisième référendum sur la question”.

Élaborer un “projet commun”

À l’époque, les militants indépendantistes avaient boycotté le référendum après avoir demandé son report à cause du nombre élevé d’infections au Covid, rappelle Wion. “Le résultat du vote avait attisé les tensions ethniques entre la communauté kanake et la communauté blanche.” Emmanuel Macron, quant à lui, avait salué ce vote, “affirmant que ‘la France est plus belle’ avec les îles du Pacifique. Mais il avait également évoqué une ‘période de transition’ et la nécessité d’élaborer un ‘projet commun’ entre Paris et Nouméa, libéré du choix binaire entre le oui ou le non”.

Le soutien à l’indépendance reste élevé parmi la population kanake et des campagnes en faveur de l’autodétermination sont en cours, précise le correspondant du quotidien britannique. “Macron prononcera un discours dans la capitale Nouméa dans lequel il devrait souligner l’importance de la Nouvelle-Calédonie pour la France et il mènera des discussions avec les différents partis politiques sur l’avenir du territoire.”

Interrogée par The Guardian, Denise Fisher, chercheuse au Centre d’études européennes de l’Université nationale australienne (ANU), estime que la visite de Macron est “extrêmement importante” à la fois quant à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie et quant à la stratégie de la France dans la région. Il s’agit de montrer que “la France ne se contente pas d’être présente dans le Pacifique, mais qu’elle est partie prenante de tout ce qui se passe dans le Pacifique”.

La “légitimité ébranlée” de la France

Sur le site The Diplomat, qui couvre principalement l’actualité de la région Asie-Pacifique, Céline Pajon, chercheuse elle aussi et rattachée au Centre d’études asiatiques de l’Institut français des relations internationales (IFRI), évoque quant à elle la “légitimité ébranlée de la France dans le Pacifique”.

Les précédentes visites du président français dans la région “ont mis en évidence un écart important entre les préoccupations des autorités locales et des populations”, touchant aux questions économiques, sociales et environnementales, “et l’accent mis par le président sur sa stratégie dans l’espace indo-pacifique et sur la vulnérabilité de ces territoires aux puissances prédatrices, dont la Chine”.

Pour Céline Pajon, Emmanuel Macron devrait profiter de ce voyage pour clarifier les priorités politiques de la France dans la région et mettre au premier plan l’engagement croissant de la France sur des questions telles que le changement climatique, la sécurité environnementale et la sécurité maritime, “qui sont toutes au cœur des préoccupations des pays insulaires du Pacifique”.

Le site de la chaîne ABC dresse pour sa part la liste des visites récentes ou annoncées d’émissaires américains et chinois dans les presque toutes les capitales de la région en soulignant tout particulièrement que la Chine est désormais un acteur sérieux dans la zone “avec sa propre philosophie du développement à vendre”.

Manœuvres diplomatiques tous azimuts

Mais il n’y a pas que les États-Unis et la Chine, précise le site australien. “Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, James Cleverly, s’est rendu en Papouasie-Nouvelle-Guinée en avril pour signer un nouvel accord d’assistance à Port Moresby. Moins d’un mois plus tard, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a également accueilli le Premier ministre indien Narendra Modi, ainsi que le Premier ministre néo-zélandais Chris Hipkins et près d’une douzaine de dirigeants des îles du Pacifique.”

Dans ce contexte de grandes manœuvres diplomatiques tous azimuts, tout laisse penser qu’Emmanuel Macron n’aura pas la tâche facile dans le Pacifique.

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