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Mort de Maryse Condé, une écrivaine “dans la lignée des êtres inclassables”

Écrit par le 3 avril 2024




L’écrivaine et universitaire guadeloupéenne Maryse Condé s’est éteinte dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 avril à l’âge de 90 ans à l’hôpital d’Apt dans le Vaucluse, département où elle possédait une résidence.

Autrice d’une trentaine d’œuvres parmi lesquelles des essais et des pièces de théâtre, mais aussi et surtout des romans, dont les célèbres Ségou et Moi, Tituba sorcière noire de Salem, fondatrice du département d’études françaises et francophones de l’université de Columbia, qu’elle a dirigé durant de nombreuses années, Condé s’inscrivait dans la lignée des êtres inclassables”, retrace le quotidien espagnol El País.

Native de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, elle aura été toute sa vie en faveur de l’indépendance de son île. Sans pour autant renier ses liens avec la France. “Elle écrivait en français et appartenait officiellement à la francophonie, comme ses aînés, le poète antillais Aimé Césaire et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, mais elle disait souvent qu’en réalité, elle n’écrivait ‘ni en français, ni en créole’, mais ‘en Maryse Condé’”, poursuit le journal madrilène.

Un style à part, “loin des circuits du pouvoir littéraire parisien, elle a bâti une œuvre puissante et populaire qui a obtenu davantage de reconnaissance à l’étranger (notamment aux États-Unis) qu’en France où elle s’est éteinte sans avoir remporté aucun des grands prix littéraires décernés dans le pays”. Sa plume faisait, en revanche, l’unanimité dans les cercles littéraires internationaux.

Pendant vingt ans, elle a fait figure d’éternelle favorite pour le prix Nobel de littérature.



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