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Olivier Marleix, chef malmené des députés LR

Écrit par le 31 juillet 2023


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Publié le 31 juil. 2023 à 7:17Mis à jour le 31 juil. 2023 à 7:18

« Vous enregistrez, là ? » Olivier Marleix déteste s’épancher. De nature pudique, le chef de file des députés LR redoute toute forme de confidence, même politique. Au point d’afficher un sourire nerveux à l’idée de confier ses impressions après cette première année d’une présidence heurtée à la tête du groupe des députés LR. La sienne.

Contesté en interne mais soutenu par les ténors du parti, Eric Ciotti et Laurent Wauquiez, le fils d’Alain Marleix, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, n’a pas la tâche facile. Il doit veiller à ce que son groupe ait une position commune sur chaque texte. Une gageure tant les rancunes personnelles se mêlent aux divergences de lignes politiques au sein de celui-ci.

« Nous sommes un parti de gouvernement »

« Dans cette Assemblée, nous avons un poids déterminant dont le gouvernement aimerait bien s’extraire », reconnaît-il, en mesurant chaque mot. Renfort bienvenu pour la majorité ou force de blocage, un an après la bataille des législatives, LR fluctue entre son opposition farouche à Emmanuel Macron et son sens des responsabilités qui le pousse à soutenir les projets de l’exécutif.

Les Républicains ont été parmi les députés de l’opposition qui ont voté le plus souvent avec la majorité : dans 62 % des cas, répertorie le site Datan. « Nous sommes un parti de gouvernement », rappelle souvent Olivier Marleix devant les journalistes.

Mais il y a eu le psychodrame des retraites qui a contredit cette affirmation et sapé son autorité. Une partie du groupe a refusé de voter la reforme et contraint le gouvernement à recourir à l’article 49-3. En privé, Olivier Marleix regrette encore aujourd’hui l’engagement trop rapide à son goût d’Eric Ciotti auprès d’Elisabeth Borne sur ce texte aussi sensible qu’impopulaire.

Cet hiver, le président des Républicains, tout juste élu, entendait le voter à la condition que LR puisse s’arroger certaines mesures de justice sociale devant l’opinion publique. Olivier Marleix, lui-même, avait plaidé alors pour un report de l’âge légal à 63 ans d’ici à 2027 et dénoncé un texte « brutal ». En tentant d’infléchir le cours de la réforme, il espérait qu’une partie du gain politique rejaillirait sur la droite.

En mission

Las, un jeune député à l’accent chantant, Aurélien Pradié, brava la consigne et remis en cause ses arbitrages. « Aurélien a juré deux fois devant le groupe qu’il voterait le texte s’il obtenait gain de cause sur les carrières longues », s’agace aujourd’hui Olivier Marleix. Ce dernier tenta pourtant de dissuader Eric Ciotti de renvoyer l’insolent au nom d’un semblant d’unité. Aurélien Pradié sera finalement démis de ses fonctions de vice-président exécutif de LR.

« C’est une tronche, bon technicien, mais incapable d’animer un collectif », regrette un député qui estime qu’un peu de « câlinothérapie » de circonstance n’aurait pas fait de mal à droite. « C’est de la psychologie à ce niveau-là. Les élus ont leurs états d’âme. Il faut pouvoir les écouter, se souvenir du prénom du petit dernier, des problèmes à l’école », rapporte une cadre LR, qui voit mal le groupe fonctionner ainsi pendant encore quatre ans.

« Avec une dissolution, vous auriez la même Assemblée, mais en pire, se défend Olivier Marleix, laissant entendre qu’une motion de censure déposée par LR et susceptible d’être adoptée ne serait pas à l’ordre du jour, contrairement à ses précédentes déclarations. « Nous sommes un peu condamnés à assumer la mission pour laquelle nous sommes élus », résume le député d’Eure-et-Loir, élu pour la première fois en 2012.

Jeu verrouillé

A son actif, le chef de file des députés LR n’a pas vu son groupe éclater, distribue les prises de parole, repère les talents potentiels. « Quarante-cinq ans de vie politique vous aident dans ces circonstances particulières », confie-t-il avec une certaine réticence à l’évocation de ce père qui lui a « probablement donné le goût de s’engager » dès l’adolescence.

Surtout, le président de groupe est un soutien objectif de Laurent Wauquiez, possible candidat des Républicains à la prochaine élection présidentielle, lui-même soutenu par Eric Ciotti. Les deux hommes, l’un à l’Assemblée nationale, l’autre au parti, verrouillent le jeu à droite pour le compte du président de région.

« Olivier Marleix ? Il a quand même réussi à maintenir le radeau à flot, plaide un député LR. Mais le type est mal assis. »

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