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Opinion. “Israël est devenu la plus brutale des brutes”

Écrit par le 28 mars 2024




Soixante-quinze années durant [depuis la création de l’État hébreu, en 1948], le monde occidental est resté indifférent. Mais cette guerre oblige les soutiens occidentaux d’Israël à voir en face toute l’horreur des crimes commis dans le cadre d’une campagne militaire qu’ils qualifiaient de “juste” il y a cinq mois. Même un progressiste comme Bernie Sanders, critique envers Israël, a déclaré il y a cinq mois que la guerre contre le Hamas était légitime.

Mais le degré de brutalité et de jubilation dont font preuve les soldats israéliens en se livrant à leurs massacres quotidiens ; la politique de famine à Gaza puis le largage de tracts en arabe demandant aux Palestiniens de nourrir les nécessiteux ; le massacre de 400 personnes qui attendaient d’être aidées [selon les chiffres du gouvernement de Gaza, sous l’autorité du Hamas] puis la promesse d’inonder Gaza d’aide : tous ces faits sont trop graves pour être simplement mis sous le tapis lorsque la guerre sera terminée.

Un Rubicon a été franchi. Avec cette guerre, Israël a atteint le dessus du panier des États parias. Il est devenu la plus brutale des brutes. Pardonner est impossible. On ne peut ni justifier l’opération à Gaza ni faire valoir quelque contexte que ce soit : toute cette campagne est une atrocité.

“Pas en mon nom”

En agissant comme il le fait, Israël est devenu non pas le foyer d’un peuple harcelé et persécuté dans le monde entier depuis des millénaires, mais le Fort Knox du suprémacisme juif, héritier naturel des suprémacistes blancs. Cette évolution exerce une action transformatrice sur les Juifs du monde entier, au nom desquels ces crimes sont commis en vertu de leur passé commun.

Le cri du cœur succinct de Jonathan Glazer, le réalisateur britannique du film La Zone d’intérêt, lors de la cérémonie des Oscars n’est pas venu de nulle part : “Nous nous tenons devant vous comme des hommes qui refusent que leur judéité et l’Holocauste soient détournés pour une occupation qui a causé tant de souffrances pour tant d’innocents.”

Le même “Pas en mon nom” est scandé par les milliers de jeunes Juifs qui manifestent tous les week-ends à Londres pour demander l’arrêt de la guerre à Gaza. “Je crois qu’une prise de



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