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Planification écologique : ces premiers indicateurs qui esquissent la France de 2030

Écrit par le 23 juillet 2023


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Publié le 23 juil. 2023 à 11:25

Encore quelques semaines à patienter. Plusieurs fois repoussées, les mesures détaillées du grand plan pour décarboner la France, dont la Première ministre Elisabeth Borne a évoqué les premières pistes en mai , seront finalement dévoilées à la rentrée. Emmanuel Macron l’a confirmé à la veille du week-end devant le nouveau gouvernement réuni au complet pour son premier Conseil des ministres.

« A la fin de l’été, nous présenterons dans sa complétude la planification écologique pour le pays, qui touchera tous les secteurs, et qui donnera de la visibilité en termes de changements, en termes d’investissements et qui a été le fruit d’un très gros travail des derniers mois », a fait savoir le chef de l’Etat.

Km en voiture et tonnes de viande

Une tâche méticuleuse menée notamment par le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), entité rattachée à Matignon, qui a publié assez discrètement, en fin de semaine dernière, les tout premiers indicateurs de cette planification : ils chiffrent, année après année jusqu’en 2030, les progrès à accomplir dans les transports, l’industrie, le bâtiment ou l’agriculture pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre que la France s’est fixés. A savoir, se passer de 138 millions de tonnes équivalent CO2 d’ici à la fin de la décennie.

En soi, un exercice inédit, « extrêmement important », relève Anne Bringault, la directrice des Programmes chez Réseau Action Climat (RAC). « Quand on parle de baisses d’émissions, pour la plupart des gens ce n’est pas très concret, note-t-elle. Là, nous avons enfin des indicateurs physiques bien plus parlants, que ce soit sur des kilomètres parcourus en voiture ou sur la consommation de viande » donnée en tonnes équivalent-carcasse. Un tableau de bord primordial « pour pouvoir avoir un vrai débat sur l’adéquation avec les mesures qui vont être proposées », juge-t-elle. En particulier lorsque les ambitions affichées sont élevées.

Le gouvernement table ainsi sur un bond du nombre de rénovations globales des logements (c’est-à-dire des travaux d’ampleur, via MaPrimeRenov), qui passeraient de 55.000 en 2020 à 900.000 dix ans plus tard. Cette année-là, la part des voitures électriques arriverait à 66 %, contre 7 % en 2020. Le gouvernement envisage au même moment que 766 millions d’arbres seront plantés en cumulés « avec des financements publics » contre 58 millions en 2022, et 40.000 kilomètres de haies supplémentaires. Ou encore que 20 milliards de kilomètres-voyageurs de plus seront parcours en train.

Il prévoit aussi une production d’énergie à partir de biogaz multipliée par plus de six. Et une hausse de 45 % des biocarburants incorporés aux carburants fossiles : un « choix technologique » que regrette toutefois Anne Bringault. « Ce n’est pas une bonne solution du point de vue du climat », juge-t-elle, pointant aussi du doigt la poursuite de la hausse attendue du trafic intérieur aérien.

Ce tableau de bord est amené à être complété « dans le courant de l’année, par des indicateurs plus complets », précise le SGPE. Pour l’heure, plusieurs objectifs pour 2030 ne sont pas affichés, que ce soit pour la consommation de carburants routiers, le nombre de véhicules soumis au malus poids, la consommation de gaz dans le résidentiel ou la consommation de viande . Certains sujets, à commencer par la place des chaudières au gaz (une concertation est ouverture jusqu’à la fin du mois) et celle de la viande dans le quotidien des Français, font toujours débat actuellement . Reste à savoir dans quel sens iront les arbitrages.

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