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Playlists néo-nazies, podcasts complotistes… Comment sont modérées les plateformes de streaming musical ?

Écrit par le 1 avril 2024


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Alors que, courant mars, le média suisse RTS dévoilait avoir trouvé des playlists néo-nazies sur Spotify, cela pose la question de la régulation des plateformes de streaming musical. En effet, si Spotify assure avoir supprimé ou suspendu une grande partie des morceaux signalés, d’autres sont toujours bel et bien écoutables, dissimulés derrière des titres qui reprennent des signes nazis détournés.

Des plateformes accessibles à tous

Interrogé sur sa politique de modération, Spotify, qui compte 600 millions d’utilisateurs réguliers, nous renvoie à son règlement. Si la plateforme garantit l’accueil de « différentes formes d’expression artistique, d’idées, de perspectives et de voix », elle pose toutefois des limites, et demande d’éviter les contenus haineux, trompeurs, trop violents ou incitant à l’illégalité. De son côté, Deezer explique être engagé « contre la désinformation et la haine tout en veillant à préserver la liberté d’expression ».

La modération est toutefois compliquée sur ces plateformes du fait de leur fonctionnement. Souvent, une plateforme musicale « héberge une partie des contenus, mais en reprend une autre partie », explique Tristan Mendès-France, maître de conférences spécialisé dans les cultures numériques. Il est alors plus difficile de contrôler les publications, puisque qu’elles peuvent être générées par des milliers d’utilisateurs, autant professionnels qu’amateurs. 

Quelle modération actuellement ? 

Pour modérer ses contenus, Deezer explique par exemple se reposer essentiellement sur les signalements « des utilisateurs, des associations, ou encore des salariés ». La plateforme procède ensuite à « un examen interne », puis supprime le contenu s’il s’avère haineux ou source de désinformation.

Spotify se base également sur les signalements de ses utilisateurs, mais utilise aussi « des outils automatisés qui s’appuient sur une combinaison de signaux pour détecter les contenus susceptibles d’enfreindre le règlement ». En 2022, la plateforme a même racheté la société Kinzen, spécialisée dans la détection de contenus à risques, pour aider à sa modération. Un non-respect du règlement peut entraîner une suppression du contenu. Spotify assure par ailleurs que « les violations graves ou répétées peuvent entraîner la suspension et/ou la résiliation des comptes ». 

Une modération relativement basse selon Tristan Mendès-France qui explique également que « le seuil de vigilance est abaissé par les utilisateurs, car on associe ces plateformes à du contenu musical, et donc une consommation récréative ». Contrairement à certains réseaux sociaux, comme X, réputé pour ses contenus douteux voire haineux, Spotify est rarement associée à ça.

Des podcasts inquiétants

Au-delà des playlists à caractère problématique, Tristan Mendès-France alerte sur un autre type de contenu à risques, plus insidieux : les podcasts. « Cela fait plusieurs années maintenant que des personnalités problématiques, des mouvances extrémistes ont compris tout l’intérêt d’investir l’univers des podcasts », développe-t-il. Ce sont plus particulièrement les contenus « de santé alternative qui sont inquiétants et dangereux ».

Le maître de conférences cite en exemple les podcasts d’Irène Grosjean, naturopathe antivaccins, adepte du crudivorisme et arguant que l’alimentation peut guérir un cancer. Elle est également critiquée pour avoir prôné des attouchements sexuels sur des enfants pour faire baisser leur température.

Ce type de plateforme peut devenir des « accélérateurs de contenus complotistes », martèle Tristan Mendès-France. Il rappelle également que le « taux de fidélisation est plus haut » sur les plateformes de streaming musical et conclut : « Quand on commence à écouter du contenu problématique, il y a de grandes chances qu’on reste captif de ce contenu ».

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