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Quand la politique étrangère française fait sa révolution

Écrit par le 31 juillet 2023


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Lorsque Olaf Scholz avait évoqué une Zeitenwende”, un tournant historique pour l’Allemagne, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il avait pris l’Europe au dépourvu. Malgré sa timide mise en œuvre, la promesse du chancelier allemand d’investir massivement dans la défense avait marqué un changement brutal. Même s’il a été beaucoup moins remarqué, un virage également saisissant est en train de se produire en France, et celui-ci pourrait avoir des implications tout aussi importantes pour l’Europe.

Le tournant historique* de la France se traduit par une double inflexion, chacune touchant à un principe fondamental. La première concerne l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan, et la seconde, l’élargissement des frontières de l’UE à l’est et au sud. La France, qui se montrait jadis sceptique concernant l’intérêt d’accueillir de nouveaux venus dans l’un ou l’autre groupe, est discrètement devenue un défenseur des deux.

C’est à l’approche du sommet de l’Otan qui s’est tenu les 11 et 12 juillet à Vilnius, la capitale de la Lituanie, que de nombreux alliés de la France ont pris conscience, à leur grand étonnement, de sa nouvelle approche. La France s’est en effet rangée aux côtés de la Grande-Bretagne, de la Pologne et des États baltes, pour plaider en faveur d’une adhésion rapide de l’Ukraine à l’alliance après la guerre. “Nous avons besoin d’un chemin, au moins, vers cette adhésion”, a déclaré Emmanuel Macron, le président français, à Bratislava (la capitale de la Slovaquie), le 31 mai.

Changement de cap

La France s’est ainsi démarquée non seulement de l’Allemagne, mais aussi des États-Unis, “à la surprise semble-t-il de l’administration Biden”, fait observer Daniel Fried, un ancien diplomate américain. En 2008, la France avait pourtant empêché, avec l’Allemagne, l’Ukraine d’adhérer immédiatement à l’alliance. Il y a quatre ans, Emmanuel Macron avait déclaré à The Economist que l’Otan était en état de “mort cérébrale”. Même après l’envoi des chars par la Russie, le président français avait parfois semblé davantage préoccupé par sa sécurité future que par celle de l’Ukraine. Mais aujourd’hui, le flanc oriental de l’Europe a trouvé en sa personne un nouveau défenseur inattendu.

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Dessin de Verane Cottin
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Source de l’article

The Economist (Londres)

Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et le libéralisme culturel. Il est imprimé dans six pays, et 85 % de ses ventes se font à l’extérieur du Royaume-Uni.
Aucun des articles n’est signé : une tradition de longue date que l’hebdomadaire soutient par l’idée que “la personnalité et la voix collective comptent plus que l’identité individuelle des journalistes”.
Sur le site de The Economist, outre les principaux articles du journal, on trouve d’excellents dossiers thématiques et géographiques faits par The Economist Intelligence Unit, ainsi que des contenus multimédias, des blogs et le calendrier des conférences organisées par le journal à travers le monde. En prime : la mise à jour régulière des principaux cours de la Bourse.
La couverture du magazine peut varier selon les éditions (Royaume-Uni, Europe, Amérique du Nord, Asie), mais le contenu est le même ; au Royaume-Uni, cependant, quelques pages supplémentaires traitent de l’actualité nationale.
The Economist appartient pour 43,4 % à la famille italienne Agnelli, le reste du capital étant réparti entre de grandes familles britanniques (Cadbury, Rothschild, Schroders…) et des membres de la rédaction.

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