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que faut-il de plus pour agir ?

Écrit par le 31 juillet 2023


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Cet été encore les événements climatiques extrêmes s’enchaînent et se déchaînent partout dans le monde, au risque de placer les responsables politiques dans la position de commentateurs du désastre plutôt que de vigies. Le réchauffement climatique est une « menace existentielle », a déclaré, jeudi 27 juillet, le président américain, Joe Biden, alors que plus de 100 millions d’Américains sont confrontés à des records de chaleur. Le monde se trouve désormais dans l’« ère de l’ébullition » et non plus dans celle « du réchauffement », a lancé de son côté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Marquée par un enchaînement inhabituel d’épisodes spectaculaires tels que les pluies record en Australie, la canicule en Inde et au Pakistan, l’effondrement d’un glacier dans les Alpes, l’année 2022 avait contribué à accélérer la prise de conscience sur toute la planète. 2023 apparaît comme celle de la confirmation. Dans la Vallée de la mort (Californie), le thermomètre est monté jusqu’à 56 °C. En Chine, il a atteint 52 °C, en Sardaigne 48 °C. Selon les climatologues, juillet sera le mois le plus chaud jamais enregistré. On avait dénombré près de 62 000 morts en Europe l’été 2022 en raison de la chaleur. Combien seront-ils cette année ?

En 2015, l’accord de Paris s’était donné pour objectif de limiter la hausse du mercure bien en dessous de 2 °C et si possible à 1,5 °C à la fin du siècle. Huit ans plus tard, le fossé se creuse entre la prise de conscience des conséquences dramatiques de la crise climatique sur la production alimentaire, l’approvisionnement en eau, la santé humaine, les économies nationales, la survie d’une grande partie du monde naturel et la réponse qui y est apportée : les engagements volontaires des Etats mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 2,5 °C à la fin du siècle, si tant est qu’ils soient tenus, voire de 2,8 °C si les politiques actuelles se poursuivent.

Subventions aux énergies fossiles

Nul ne sous-estime le défi que représente pour les gouvernants la mise en œuvre de la transition écologique qui s’attaque aux rentes, bouscule les intérêts économiques et appelle un changement complet de modèle. Des plans volontaristes ont été engagés ces dernières années notamment aux Etats-Unis et dans l’Union européenne pour réduire les émissions des gaz à effet de serre, qui sont la cause principale du réchauffement climatique. Des petits pas ont été enregistrés, mais ils restent très en deçà de ce qu’il faudrait faire au regard de la « menace existentielle » désormais mise en avant par Joe Biden.

L’Agence internationale de l’énergie a annoncé jeudi 27 juillet que la consommation mondiale de charbon, la première source d’émissions, devrait comme en 2022 flirter avec un « niveau record » cette année. La demande mondiale de pétrole se dirige également vers un sommet en 2023. Les subventions des Etats aux énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevées qu’en 2022, alors que les majors pétrogazières réalisent des profits record depuis la guerre en Ukraine. C’est cette persévérance coupable du monde d’avant qu’a pointée Antonio Guterres en déclarant : « L’air est irrespirable, la chaleur est insoutenable. Les niveaux de profits des énergies fossiles et l’inaction climatique sont inacceptables. »

La résistance des pays du Golfe et de la Chine explique en grande partie l’échec de la COP27 de Charm El-Cheikh en novembre 2022. La question de la sortie des énergies fossiles devrait de nouveau dominer les débats de la COP28, qui se tiendra à Dubaï (Emirats arabes unis) du 30 novembre au 12 décembre. Tout pousse à accélérer le processus, rien, hélas, ne le garantit. A l’heure des comptes, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

Le Monde

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