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Témoignage. “Voici à quoi ressemble la vie sur un campus américain”

Écrit par le 29 mars 2024


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Dans le cadre de son master à l’université de Tübingen, Isolde Sellin a pu passer deux semestres en échange à l’université de Denver, dans l’État américain du Colorado. Il s’agit de sa première expérience à l’étranger, marquée initialement par la peur, mais en réalité une source d’apprentissage, de découvertes et d’amusement. Elle a raconté, dans les pages du Spiegel, les aspects qui l’ont plus surprise.

La vie quotidienne d’un campus américain est en effet très différente de celle d’une université allemande. La jeune Allemande pensait quitter une petite ville pour une métropole, mais s’est retrouvée “dans un village de 10 000 habitants, appelé Campus”. Pour s’inscrire, les étudiants déboursent en moyenne 60 000 dollars par an et beaucoup s’endettent. Sur place, tout coûte très cher. “L’argent sort de votre poche plus vite que l’éclair”, souligne Isolde Sellin, qui débourse chaque mois 1 400 dollars pour une chambre partagée avec une autre étudiante. La semaine d’orientation est d’ailleurs tout autant destinée aux parents qu’aux jeunes. Cela leur permet d’évaluer s’ils en ont pour leur argent. D’ailleurs, le magasin de l’université vend des sweat-shirt avec “le logo de l’université de Denver et ‘Maman’ ou ‘Papa’”.

L’enseignement est lui aussi très différent de ce qu’Isolde Sellin connaissait en Allemagne. Elle met en avant :

  • l’éducation sexuelle et la prévention. Elles n’ont souvent pas eu lieu au lycée et l’université organise donc de nombreux ateliers sur le sexe, l’alcool et les drogues – “obligatoires pour quiconque souhaite obtenir son diplôme” ;
  • les sportifs. Les athlètes ont de nombreux passe-droits, car “en plus du prestige, le sport apporte avant tout à l’université une chose : des revenus publicitaires” ;
  • des cours sur des sujets méconnus ailleurs, comme celui sur les “féminismes autochtones” avec une professeure amérindienne ;
  • un optimisme parfois excessif, notamment dans les appréciations. “Je dois donc souvent deviner si ‘C’est bien !’” devrait se traduire plus honnêtement par ‘C’était de la merde, mais je ne te dirais pas ça’.” D’ailleurs, certains professeurs donnent de très bonnes notes, parfois même quitte à donner eux-mêmes les réponses aux questions. Logique, puisqu’“une université avec de bonnes notes finales attire davantage d’étudiants payants” ;
  • le respect des identités de genre et des origines : les enseignants et le personnel indiquent leurs pronoms dans la signature de leurs e-mails et font figurer la phrase “Je reconnais et honore les peuples cheyenne et arapaho en tant que gardiens originels des terres sur lesquelles se trouve l’université de Denver”. Pourtant “cette façade s’effondre également lorsque l’on parle réellement à des étudiants ou à des professeurs autochtones”.

Aujourd’hui, à trois mois de la fin de son séjour, Isolde Sellin explique que “la décision d’étudier aux États-Unis pendant dix mois restera à jamais l’une des plus courageuses et des meilleures de [sa] vie”.

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