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Tony Bennett : La mort du dernier des crooners

Écrit par le 21 juillet 2023


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Publié le 21 juil. 2023 à 19:01Mis à jour le 21 juil. 2023 à 19:05

Avec tout le respect qu’on lui doit, force est de reconnaître, que ce n’est qu’au troisième millénaire que le nom de Tony Bennett a commencé à circuler de ce côté-ci de l’Atlantique. Grâce à des albums de duos. Dans le premier, Duets paru en 2006, Paul McCartney, KD Lang, Diana Krall et Stevie Wonder, mais aussi Bono reprennent avec lui certains de ses succès. Dans le second, Duets II paru cinq ans plus tard c’est carrément Lady Gaga et Amy Winehouse, sans oublier Norah Jones ou Mariah Carey qui se pressent pour partager un moment au micro avec leur maître. Et lui, qui n’était jamais venu se produire en France, apparaît en vedette à l’Olympia, en 2012, puis en 2017. Né en 1926, à 70 ans bien tapés, le chanteur affiche une forme olympique et un enthousiasme rare.

Latin lover

Tony était un crooner, façon Dean Martin ou Sinatra. Celui que l’on surnommait « The Voice » était d’ailleurs l’un de ses plus grands fans. Né à New York, dans le Queens, il avait hérité de ses origines italiennes un tempérament naturel de latin lover.

Engagé dans l’armée qui libéra la France en 39-45, les paysages de la côte normande, lui inspirent sa seconde passion : la peinture. Il ne cessera jamais de jouer du pinceau, à l’occasion, entre deux récitals, et beaucoup pendant les années de disette commerciale.

Au retour de la guerre il devient serveur à Little Italy et c’est en l’entendant pousser la sérénade à ses clientes que son patron l’encourage à chanter professionnellement.

Vainqueur d’un radiocrochet en 1949, il signe un contrat avec la firme Colombia, et se présente comme un héritier de Bing Crosby, aux réminiscences légèrement plus jazzy. Ses deux premiers morceaux donnent le ton de sa carrière à venir : « The Boulevard Of Broken Dreams » et « I Wanna Be Loved ». Le jazz l’emporte alors sur le côté crooner, grâce à un vibrato immédiatement reconnaissable qui ne va pas tarder à faire des ravages.

Tony Bennett sera le premier blanc à chanter avec l’orchestre de Count Basie et Duke Ellington. Puis, sa rencontre avec le chef d’orchestre Percy Faith marque le début d’une route pavée de succès : « Because Of You » l’un des premiers restera aussi l’un des plus grands.

Ses magistrales envolées lyriques font la différence. Tony Bennett est l’une des grandes stars des années 1950 au point que son mariage en 1952 brise le coeur de nombreuses admiratrices. On raconte qu’elles étaient 2000, toutes vêtues de noir (la couleur du deuil) à la sortie de l’église St. Patrick.

Cependant, sa gloire s’estompe au fil des ans, et dans les années 1980 il n’enregistre même plus. Peu importe il a vendu des millions d’albums et coule de jours paisibles, un peu trop porté sur la bouteille néanmoins. Woody Allen évoque son destin dans le film «Broadway Danny Rose» (1984), histoire d’une légende pâlie… Mais au même moment le Muppet show ne cesse de l’inviter. Puis vient ce retour en grâce orchestré par son fils aîné, Dany. Soudain, une nouvelle génération le découvre. Survivant à ses maîtres Frank Sinatra, Fred Astaire, Billie Holiday… il n’oublie jamais de leur rendre hommage. En 2014, il enregistre un album complet avec Lady Gaga, et en 2018 un autre avec Diana Krall. L’octogénaire restait un éternel tombeur.

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