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Tout pour la musique à Verbier

Écrit par le 22 juillet 2023


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Publié le 22 juil. 2023 à 12:00

Qui n’est jamais venu à Verbier et feuillette le programme de son festival (le Verbier Festival en VO) imagine un rendez-vous très chic des stars de la musique classique : Maria Joao Pires, Yuja Wang, Seong-Jin Cho, Evgeny Kissin, Mikhaïl Pletnev, Daniil Trifonov pour ne citer que quelques pianistes de cette 30e édition. Cela ne reflète pourtant qu’une partie de l’événement. Il y a certes trois à quatre concerts quotidiens dont les affiches font croire que la Suisse fête Noël en juillet. Mais il y a surtout une activité incessante du matin au soir. De 9 h 15 à minuit, il est possible d’écouter de la musique quasiment sans interruption, en commençant par les cours publics et en terminant par des concerts originaux (répertoire et lieux insolites). Il suffit de consulter « Le Quotidien » distribué gratuitement dans ce village perché à 1.500 mètres d’altitude pour organiser sa journée.

La dimension pédagogique était inscrite dès la conception du projet : « Je n’ai jamais eu l’intention de créer un festival de plus », explique Martin Engstroem, le fondateur et directeur du festival. « Je cherchais quelque chose […] qui aurait […] une forte action éducative. » Cela se traduit par une série de master class dispensées par des artistes de premier ordre, participant aux concerts (Véronique Gens, par exemple) et la constitution d’orchestres de jeunes dont les membres sont recrutés sur audition et dont le niveau a, une fois de plus, impressionné.

Mémorable Requiem

On n’oubliera pas de sitôt un « Requiem » de Verdi avec un quatuor de solistes de renom (Lise Davidsen, Yulia Matochkina, Freddie De Tommaso, Bryn Terfel) aux interventions souvent inspirées et un Choeur de l’Académie nationale Sainte-Cécile idéal de couleurs. On saluera aussi un Verbier Festival Orchestra qui s’est montré capable des plus subtiles nuances (le tout début, aux cordes avec sourdine, à la limite du silence) comme des plus tonitruants fracas (le fameux « Dies irae » et ses déflagrations de grosse caisse) avec une précision, une puissance et une musicalité dignes des meilleures formations. Il faut reconnaître que Daniele Gatti a su conduire avec discipline et ferveur cette oeuvre qui hésite souvent entre l’autel et la scène, sans jamais l’abandonner à la facilité foraine.

De même, le Verbier Festival Chamber Orchestra, sous la direction toujours vive et aérienne de Gabor Takacs-Nagy, a signé une radieuse « Symphonie concertante » de Mozart avec Janine Jansen et Amihai Grosz, et une « Symphonie n° 3 » de Brahms merveilleuse de clarté, de générosité et de lyrisme sans pathos, ni gras, ni sucre.

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