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Trente ans après, le retour des POG en NFT

Écrit par le 22 juillet 2023


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Publié le 22 juil. 2023 à 11:00

Il me manquait plus qu’eux. Les POG, célèbre jeu de cour de récré des années 1990 (10 milliards de POG ont été vendus entre 1994 et 1998), se relancent, mais sous forme de NFT. Cette fois, il n’est plus question de cibler les enfants mais les adultes qu’ils sont devenus. On les retrouve sur la messagerie Discord et les sites d’échange de cryptos. Moins nombreux, quand même.

Vous n’avez pas connu les POG ? Ces rondelles à l’effigie d’un monstre hirsute revendiquent être le premier jeu de collection (1993), avant les cartes Pokémon (1996). Le principe : deux joueurs forment une pile sur le sol avec, par exemple, trois POG chacun. Un joueur les frappe avec un jeton plus lourd (le « kini »). Il gagne les rondelles qui se sont retournées, et agrandit sa collection. Là était le sel du jeu. BN, Coca-Cola, Candia et tant d’autres marques en distribuaient.

Discord et spéculation

Trente ans plus tard, les cartes à collectionner continuent d’envahir les cours de récré et on trouve encore des enfants jouant aux POG. Mais ces artefacts des années 1990 sont aussi devenus des objets de spéculation s’arrachant à des milliers d’euros sur le marché secondaire. Si les POG en version NFT avaient été lancés en plein coeur de la folie spéculative des cryptos de la fin 2021, peut-être auraient-ils suivi la courbe ascendante des collections CryptoPunks ou Bored Ape Yacht Club . Las, ils arrivent un peu tard.

En 2023, ces POG sont affichés une quarantaine de dollars pièce, voire plus d’une centaine. Le marché des NFT est en plein hiver et l’heure n’est pas à la spéculation. Les rondelles digitales réunissent une dizaine de milliers de fans sur la messagerie Discord, 30.000 sur Twitter. L’idée reste de les collectionner, en espérant qu’ils s’apprécieront. Mais aussi, et là est l’apport de ce jeu, de les mettre en jeu afin d’en gagner de nouveaux… ou d’en perdre. Comme à l’époque.

Esprit des POG, es-tu là ?

« Si on voulait digitaliser ce jeu, il fallait une technologie taillée pour la collection, et la blockchain était idéale. J’avais développé cette vision en 2018 et ça n’avait pas de sens de ne pas être présent sur cette technologie », explique aux « Echos » Julien Savino, détenteur des droits de POG – son père, Alain, est celui qui détenait la licence en France dans les années 1990.

Pour toucher plus de monde, ces nouveaux POG se veulent interopérables. Ils sont frappés (« mintés » dans le jargon du Web3) sur plusieurs blockchains : Solana , Ethereum, Bitcoin ( sous forme d’ordinals ) et depuis ce vendredi, sur Theta. Pour les joueurs qui ne trouvent pas d’adversaire, ils peuvent mettre en jeu leurs jetons contre la machine. POG Digital , la filiale de POG Unlimited éditant ce jeu devra se pencher, comme Sorare , sur le projet de loi « Jonum » sur les jeux NFT.

Retour manqué en 2020

A la rentrée, la société éditera une collection limitée de POG en carton. Au verso, ils afficheront un QR code pointant vers la version NFT. Mais Julien Savino n’attend pas le retour du jeu dans les écoles. Il a déjà tenté de rééditer le miracle en 2020, pourtant avec de grands moyens : Asmodée , le leader des jeux de société, avait édité les pochettes, Gulli en avait assuré la promotion et une série TV était à l’étude, mais les confinements liés au Covid ont tué le projet dans l’oeuf. Et le prix de vente, à 1 euro la rondelle, n’a pas aidé…

Le contexte de ce deuxième retour des POG n’est pas idéal non plus, avec un marché des NFT divisé par dix en un an . Le NFT du premier tweet a même vu sa valeur chuter de 2,9 millions de dollars à 3,77 dollars ! Pour se démarquer des projets opportunistes , POG Digital espère capitaliser sur la force de sa licence. Julien Savino promet que sa stratégie n’est pas « take the money and run ».

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