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attention, fragile”, notre nouveau hors-série

Écrit par le 27 mars 2024


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Six mois à peine après l’éclatement de la guerre en Ukraine, en 2022, nous avions titré notre hors-série consacré à l’Europe Le Retour en force. La presse étrangère parlait alors d’une Union européenne entrée dans l’ère du hard power, à même d’affronter (voire de résoudre) les multiples crises auxquelles elle était confrontée.

Deux ans plus tard, avec cette guerre qui dure et déstabilise les équilibres internationaux, le constat est beaucoup plus mesuré. “Nous ne prenons pas la mesure de l’urgence qui est devant nous”, prévient l’historien et philosophe politique néerlandais Luuk van Middelaar, dans un passionnant entretien à De Morgen. Pour lui, nous vivons “un nouveau 1989” : “La guerre en Ukraine marque notre continent dans son ensemble, tout comme la chute du Mur et la fin de la guerre froide.” Et il assène : “L’Europe doit impérativement réorganiser sa défense d’ici à la présidentielle américaine de 2024, ce serait totalement irresponsable de ne pas le faire.”

En ouvrant le processus d’adhésion de l’Ukraine, les Vingt-Sept ont envoyé un sérieux signal : pour ne pas périr, l’UE veut grandir. Dans ce monde bouleversé, elle est contrainte de se réformer, défend Carlos Sánchez dans El Confidencial : “La vieille politique d’alliances [entre États membres] a fait son temps. Dans une configuration à 35 ou 37, même l’axe traditionnel Paris-Berlin ne résistera pas.” Le journaliste espagnol est inquiet : “L’avenir de l’UE passera par une nouvelle gouvernance, qui n’existe pas aujourd’hui et n’est pas près d’advenir.” Il s’explique : “L’Europe, même si elle dit le contraire, n’assume pas encore ce qu’elle est : une mosaïque de pays qui ne peuvent qu’aspirer à s’entendre et à coopérer le plus sincèrement possible.”

D’autant que l’extrême droite est en embuscade, qui se nourrit des crises agricole et migratoire, et a fait de l’UE son épouvantail. Elle pourrait chambouler les équilibres lors des élections européennes de juin.

Alors, que faire ? Pour Carlos Sánchez, la solution viendra de l’élargissement : “D’une manière générale, plus il y a de membres, plus l’autonomie stratégique de l’UE est forte.” Menacée sur le continent par la Russie de Vladimir Poutine et au-delà de l’Atlantique par le retour redouté de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’UE doit apprendre à avancer seule dans un contexte difficile.

Bonne lecture.

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