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des premières battues à la découverte d’ossements de l’enfant, retour sur près de neuf mois d’enquête

Écrit par le 1 avril 2024


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Huit mois et vingt-deux jours après sa disparition, des ossements appartenant au petit Emile Soleil ont été retrouvés, samedi 30 mars, par une randonneuse qui se promenait près du hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). C’est là que le garçon âgé de deux ans et demi avait disparu en juillet. Des analyses ont confirmé, dimanche, que les os portent son ADN.

Pour l’heure, les causes de sa mort demeurent inconnues, et l’enquête doit encore lever de nombreuses zones d’ombre. Durant près de neuf mois, les enquêteurs avaient multiplié les fouilles, les perquisitions et les analyses pour tenter de résoudre cette affaire et éclaircir le sort du garçonnet. Franceinfo retrace les étapes de l’enquête.

De premières recherches dès la disparition de l’enfant, le 8 juillet

Le 8 juillet, Emile est aperçu pour la dernière fois à 17h15 par deux voisins dans une ruelle du Haut-Vernet, sur les flancs du massif des Trois-Evêchés. C’est dans ce hameau de 25 habitants, perché à 1 200 mètres d’altitude, qu’il venait d’arriver pour les vacances d’été dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels. Ses parents ne sont pas présents ce jour-là. Au moment où ils s’apprêtent à partir en promenade, les grands-parents ne trouvent plus Emile.

C'est à cet endroit-là, près du lavoir du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), qu'Emile a été vu pour la dernière fois le 8 juillet 2023, à 17h15, par deux témoins. (BERTRAND RIOTORD / LE DAUPHINE LIBERE / MAXPPP)

La gendarmerie est alertée vers 18 heures, et une enquête pour « recherche des causes de disparition inquiétante » débute le lendemain. Un appel à témoins est lancé et une ligne téléphonique dédiée ouverte. Des hélicoptères et des drones, équipés de caméras thermiques, sont dépêchés sur place. Des « battues citoyennes », rassemblant des centaines de personnes, sont organisées durant deux jours.

Puis, les enquêteurs et les militaires continuent d’inspecter minutieusement 97 hectares de champs, de bois et de terrains escarpés. Equipés de détecteurs de métaux, ils vont jusqu’à sonder les bottes de foin les plus récentes, à la recherche d’une éventuelle fermeture Eclair ou d’un bouton métallique pouvant appartenir au garçonnet. La trentaine de maisons du hameau rattaché à la commune du Vernet sont aussi fouillées, et les habitants interrogés.

Une information judiciaire ouverte le 18 juillet

En raison de la « complexité de l’affaire », une information judiciaire est ouverte le 18 juillet, confiée au pôle de l’instruction d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Deux juges d’instruction sont saisis du dossier, toujours pour « recherche des causes de disparition inquiétante ». A l’issue d’une ultime période d’exploration menée sur le terrain fin juillet, un minutieux travail d’analyse des données recueillies débute. Les enquêteurs examinent notamment la téléphonie de toutes les personnes ayant « borné » vers le Haut-Vernet le jour de la disparition d’Emile.

Fin août, l’enquête judiciaire est élargie aux faits criminels « d’enlèvement », de « détention » et de « séquestration ». Si aucun indice ne permet de privilégier cette piste plutôt qu’une autre, cette requalification offre davantage de possibilités aux enquêteurs, comme le placement de suspects en garde à vue. 

De nouvelles fouilles en septembre et octobre

Malgré l’impressionnant dispositif déployé rapidement après sa disparition, l’enfant demeure introuvable. Accident, homicide, enlèvement… Les enquêteurs continuent d’explorer toutes les pistes. Une vingtaine d’entre eux travaillent à temps plein sur l’affaire, sous la houlette de la section de recherches de Marseille.

De nouvelles opérations de fouilles sont organisées mi-septembre autour d’un plan d’eau du Vernet, au sud du hameau. Des plongeurs l’inspectent, sans résultat. Les gendarmes examinent aussi la dalle de béton d’un chalet situé sur les hauteurs du hameau, mais ces vérifications ne donnent rien non plus. Mi-octobre, la ferme d’un jeune agriculteur du Haut-Vernet est inspectée, avec l’aide de drones et de chiens pisteurs. L’opération se révèle, là encore, infructueuse. 

Une vaste opération de perquisitions en novembre 

Quatre mois après la disparition d’Emile, les gendarmes procèdent début novembre à des dizaines de perquisitions dans le hameau du Haut-Vernet, ainsi que dans six autres départements. Elles visent à récupérer le contenu d’ordinateurs et de téléphones portables. Les enquêteurs savent désormais qui était au Haut-Vernet et au Vernet le 8 juillet 2023, vacanciers de passage compris. « Nous cherchons à nous intéresser à toutes ces personnes, explique alors une source proche du dossier à franceinfo. C’est pour ça qu’il y a des perquisitions dans d’autres départements ».

L’appel des parents d’Emile à leur « rendre » leur enfant, le 24 novembre

A la veille de ce qui aurait été le troisième anniversaire d’Emile, le 24 novembre, ses parents diffusent un appel dans l’hebdomadaire Famille Chrétienne. « Comprenez notre détresse, dites-nous où est Emile », demande sa mère. « Par pitié, s’il est vivant, ne nous laissez pas vivre sans lui, rendez-le-nous ! Par pitié, s’il est mort, dites-nous où il se trouve, rendez-le-nous, ne nous laissez pas sans une tombe pour nous recueillir ! » 

Dans ce même magazine, le couple déclarait fin août n’avoir « rien à cacher » et déploraient des « témoignages malveillants dans la presse ». « On imagine forcément le pire, mais on ne peut s’empêcher d’espérer », témoignait alors le père.

Début janvier, les enquêteurs poursuivent un travail « technique »

Six mois après la disparition, le 8 janvier, le parquet d’Aix-en-Provence fait savoir que la cellule d’enquête dédiée à cette affaire « est toujours très active ». L’enquête « ne patine pas, seulement, elle a pris une autre forme, plus technique, puisque l’enquête de terrain n’a pas permis de déterminer pourquoi et comment l’enfant avait disparu », explique alors le procureur, Jean-Luc Blachon. Les enquêteurs continuent d’« analyser l’ensemble des éléments recueillis », assure-t-il. Des centaines de signalements ont été traités. 

Une « mise en situation » organisée le 28 mars

La famille d’Emile, des voisins et d’autres témoins visuels sont réunis par la justice jeudi au Haut-Vernet pour une « mise en situation », visant à reconstituer le moment où l’enfant a été aperçu pour la dernière fois. Au total, 17 personnes présentes le jour de la disparition de l’enfant (des membres de la famille, des voisins et des témoins oculaires) y participent. Cette sorte de reconstitution permet de vérifier la cohérence des déclarations des différents témoins en les replaçant sur les lieux. L’accès au hameau est alors barré pendant trois jours, de la veille de l’opération au lendemain. Le mystère reste toutefois entier après cet acte d’enquête, à l’issue duquel aucune information ne filtre.

Des ossements du petit garçon trouvés par une randonneuse, le 30 mars 

Le parquet d’Aix-en-Provence a annoncé dimanche que des « ossements » correspondant au corps du garçonnet ont été retrouvés la veille, à proximité du Haut-Vernet, par une randonneuse. Les analyses d’identification génétiques ont permis « de conclure ce dimanche qu’il s’agissait des ossements de l’enfant Emile Soleil », affirme le procureur. La zone dans laquelle ont été retrouvés les ossements avait pourtant « été archifouillée par les gendarmes », a déclaré le maire de la commune au Figaro

Pour Jacques-Charles Fombonne, ancien formateur de la police judiciaire interrogé par franceinfo« on peut difficilement imaginer, même si le corps a été enterré assez profondément, que [les enquêteurs et les personnes qui ont participé aux multiples battues] soient passées à côté », suggérant que ces os ont pu être déplacés « par un assassin ou par les intempéries ou par des animaux ».

Mais pour éclaircir ce mystère, il faut continuer l’enquête. Dimanche après-midi, tandis que l’examen des ossements se poursuit, les gendarmes bouclent l’accès au Haut-Vernet et lancent des « recherches complémentaires », aidés notamment de chiens et de drones, en quête notamment du reste de la dépouille de l’enfant.



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