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Médias : l’Australie cherche la parade face à Meta

Écrit par le 4 avril 2024


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Depuis début avril, les utilisateurs de Facebook en Australie sont privés de l’onglet « actualités » qui leur permettait de s’informer. Cette disparition n’a pas causé trop d’émoi parmi les usagers. Mais la communication de Meta, qui avait averti de ce changement un mois avant, a bien ravivé les inquiétudes des médias australiens.

Car parallèlement, le groupe a prévenu qu’il n’allait pas renouveler ses contrats de rémunération de contenus d’actualité, conclus il y a environ trois ans avec une dizaine de médias australiens. Ces « deals » expirent dans les mois prochains, et priveront les groupes de presse d’importantes rentrées, estimées au total à 66 millions de dollars australiens par an (40 millions d’euros).

« C’est un acte arrogant d’une société disposant de trop de pouvoir, si bien qu’elle pense être hors de portée de tout gouvernement », a fustigé la présidente de l’Alliance des médias, du divertissement et des arts (MEAA), Karen Percy. « L’abandon du soutien à l’information par des plateformes numériques laisse les usagers encore plus vulnérables à la désinformation, à un moment où un journalisme crédible d’intérêt public est nécessaire pour l’éviter […] Meta ne devrait pas être autorisé à se détourner de ses obligations », pointe-t-elle. L’alliance, comme d’autres grands groupes médias, estime que c’est au gouvernement fédéral d’intervenir.

Une réponse du gouvernement

Pour le directeur exécutif de News Corp Australia (The Australian, Daily Telegraph), Michael Miller, une réponse du gouvernement d’Anthony Albanese (travailliste) à Meta s’impose, « dans un moment crucial dans la bataille mondiale pour forcer cette entreprise multimilliardaire à respecter les mêmes règles de commerce et d’équité que les autres entreprises ».

Pour sa part, la ministre chargée des Communications, Michelle Rowland, a répété sa déception et promis que son gouvernement comptait « soutenir » le journalisme en Australie. « Les éditeurs australiens méritent une compensation équitable pour le contenu qu’ils produisent et qui est disponible sur les plateformes de Meta ». Elle a promis d’évaluer « toutes les options », notamment au sein du Code de négociation des médias d’information.

Ce système inédit prévoit un arbitrage contraignant si aucun accord négocié n’est dégagé entre les éditeurs de presse et les géants du numérique. Mais depuis son adoption en 2021, il n’a jamais été mis en pratique, car aucune plateforme numérique n’a été désignée comme soumise au code. A l’époque, la seule menace d’un tel arbitrage avait été suffisante pour forcer Meta et Google à négocier des contrats pluriannuels, confidentiels, avec les grands groupes médias australiens. « Sans plateforme numérique désignée en vertu du Code, celui-ci reste donc pratiquement inopérant », observe Martyn Taylor, associé au sein du cabinet Norton Rose Fulbright de Sydney et spécialiste du droit des médias.

Une question mondiale

Dorénavant, la suppression de l’onglet « Facebook News » pourrait précipiter l’intervention du gouvernement australien, face à la perspective de la fin des contrats de Meta avec les éditeurs de presse.

Pour Martyn Taylor, les autorités vont « examiner si Meta remplit les critères pour être désigné comme plateforme numérique en vertu du Code de négociation des médias […] Si tel est le cas, nous pouvons nous attendre à ce que la désignation de Meta s’en suive. Et Meta pourrait chercher à contester une telle désignation ».

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