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Voyant les IA exploiter leur travail, auteurs et artistes exigent d’être payés

Écrit par le 17 juillet 2023




“Artistes, écrivains et réalisateurs sont de plus en plus nombreux à déplorer haut et fort que les outils d’intelligence artificielle comme les agents conversationnels ChatGPT et Bard aient été formés sur leur travail sans leur permission ni versement de compensation”, raconte The Washington Post.

Cela représente un “risque majeur” pour les sociétés phares de l’IA, selon le quotidien américain, qui cite en exemples les plaintes de l’humoriste Sarah Silverman, des romanciers Mona Awad et Paul Tremblay, ou une pétition signée par plus de 5 000 auteurs “demandant aux sociétés d’obtenir le consentement officiel des auteurs dont les livres ont servi à la formation des IA, de reconnaître leur paternité et de leur verser une compensation”.

En outre, deux actions collectives ont été intentées contre OpenAI et Google, accusées d’avoir “violé les droits de millions d’internautes en utilisant leurs commentaires sur les réseaux sociaux pour former les IA conversationnelles”. Une organisation regroupant des journaux a également protesté contre l’utilisation d’articles de presse.

Des auditions se tiennent actuellement au Congrès de Washington concernant les effets de l’IA sur la propriété intellectuelle, ajoute le journal.

Une issue incertaine

“Pour les artistes, c’est le gagne-pain de millions de créateurs qui est en jeu”, souligne The Washington Post, rappelant que les “bébés” de firmes telles qu’OpenAI ou Google ont été “entraînés sur des milliards d’articles, de livres, d’images, de vidéos et de blogs récoltés sur Internet et dont la plupart sont soumis à droits d’auteur”.

En face, les entreprises invoquent une exception, prévue par la législation sur la propriété intellectuelle si les œuvres sont utilisées de façon novatrice et non copiées. “Intuitivement, beaucoup de gens voient cependant une injustice à ce que de grands groupes créent des outils destinés à leur faire gagner encore plus d’argent à partir du travail des créateurs sans compenser qui que ce soit.”

La question est donc complexe et l’issue de ces plaintes incertaine.

Si des créateurs choisissent l’option judiciaire, d’autres préfèrent une autre voie, note le journal. À l’image de l’agence américaine Associated Press, “qui signe avec les sociétés d’IA des contrats les autorisant à utiliser ses contenus moyennant une redevance”.



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