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De Rome à Madrid, cinq villas d’artistes qui ont le vent en poupe

Écrit par le 28 mars 2024


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Outil de soft power culturel par excellence, la «résidence d’artistes» a le vent en poupe . Avec le concours croissant du mécénat privé, deux modèles «disruptifs», celui de la Villa Albertine et celui de l’incubateur privé POUSH, ont fait bouger les lignes depuis quatre ans en bousculant le modèle plus classique des «villas», financées par des subventions publiques, implantées en Italie, en Espagne et au Japon. Conçu par la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama et l’Académie de France à Rome, le festival «Viva Villa» réunit régulièrement les artistes accueillis dans ces trois institutions à travers des expositions ou cycles de films. Outre la formule de la Villa Swagatam, un réseau de 16 résidences réparties dans toute l’Inde qui vise à soutenir le dialogue entre la France et l’Inde, la Villa Hegra doit encore sortir de terre en Arabie Saoudite, pour favoriser un dialogue créatif entre les cultures.

La Villa Médicis, le modèle pionnier à Rome

Si l’Académie de France à Rome a été créée sous l’impulsion de Colbert en 1666, elle a d’abord occupé plusieurs palais romains (Caffarelli, Capranica, puis Mancini à partir de 1725). Parmi les pensionnaires illustres ont figuré les peintres Boucher, Fragonard, David, les compositeurs Berlioz ou Debussy ou le sculpteur Houdon…

Chambre des Amours, Villa Médicis

Chambre des Amours, Villa MédicisFrançois Halard

Supprimée à la Révolution, l’Académie a été rétablie par le Directoire en 1795. Ce n’est que depuis 1803 qu’elle accueille les artistes à la Villa Médicis sur la colline du mont Pincio. Jean-Auguste Le maître néoclassique Dominique Ingres en a été le directeur de 1835 à 1941. Aujourd’hui, elle accueille une quinzaine d’artistes résidents par an dans toutes les disciplines (arts plastiques, littérature, architecture, scénographie, histoire de l’art…) Depuis 2017, la limite d’âge de quarante-cinq ans a été supprimée. Le montant de la bourse de résidence est de 42.000 euros brut pour l’année (3.500 euros par mois), outre l’attribution d’un logement et d’un atelier à titre gratuit.

La Villa Kujoyama à Kyoto

Nichée sur les hauteurs de Kyoto, la Villa Kujoyama, fondée par l’ambassadeur-poète, Paul Claudel, en 1927, accueille une quinzaine d’artistes résidents pour une période de quatre à six mois. Les projets des lauréats doivent nécessairement s’inscrire dans un dialogue avec le territoire et les acteurs locaux.

Rattachée au ministère de l’Europe et des affaires étrangères, l’institution a accueilli plus de 400 créateurs depuis sa création. Chaque lauréat bénéficie d’un studio-atelier de 64 m2, outre une allocation de séjour mensuelle de 2.100 euros. Depuis 2014, la villa, qui bénéficie du soutien de la Fondation Bettencourt Schueller, a ouvert ses résidences aux artisans d’art français.

La Casa de Velazquez à Madrid

Inaugurée en 1928 au coeur de la Cité universitaire de Madrid, la Casa Velazquez accueille chaque année une centaine de chercheurs et de créateurs pour des résidences allant de quelques mois à un an. Outre les résidences d’artistes réservées à 13 lauréats, sans condition de nationalité, chaque année , l’institution propose des bourses à deux artistes espagnols et un contrat doctoral de trois ans à un candidat inscrit dans une université française.

La Casa de Velazquez

La Casa de Velazquez©Casa de Velázquez

Rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Casa de Velázquez a développé ses activités autour d’un modèle hybride, en soutenant à la fois la création artistique contemporaine et la recherche scientifique dans le domaine des sciences humaines et sociales.

La Villa Albertine aux Etats-Unis

Outil de « soft power » par excellence, la Villa Albertine hors les murs vise à renouveler l’outil traditionnel de la diplomatie culturelle française en remettant au goût du jour le modèle de la résidence artistique. Ici, les artistes sélectionnés sont invités à bénéficier d’un réseau présent dans dix des plus grandes villes américaines, construit sous l’égide du service culturel de l’ambassade de France à New York.

La Villa Albertine à San Francisco.

La Villa Albertine à San Francisco.Leslie Williams

Lancé par l’ancien directeur des services culturels de l’ambassade de France à New York, Gaëtan Bruel, le dispositif soutient plus d’une centaine de projets dans diverses disciplines (cinéma, design, théâtre, danse, musique, littérature…) à travers un programme de résidences « sur-mesure » et le lancement de bourses, avec le soutien de la Fondation Florence Gould, la Fondation Ford, Ardian, Chanel… Pour 2024, la Villa Albertine a sélectionné quelque 50 projets pour sa troisième saison de résidences d’une durée d’un à trois mois. Depuis sa création, elle a accueilli 160 résidents dans 50 villes américaines.

POUSH, le modèle associatif d’ « incubateur » d’artistes

Lancé en mars 2020, à Clichy , dans une tour de bureaux vacants par les fondateurs de la société d’ingénierie culturelle Manifesto, Hervé Digne (Président du conseil d’administration de l’ENSAD), et Laure Confavreux-Colliex, le centre d’art POUSH s’est transféré il y a deux ans à Aubervilliers dans une ancienne parfumerie industrielle appartenant à la société de la tour Eiffel, sur un campus de 20.000 m2.

Le centre de Poush à Aubervilliers.

Le centre de Poush à Aubervilliers.Axel Dahl

Avec l’appui du Palais de Tokyo, la fondation Lafayette Anticipations et l’ancienne directrice de la Maison Rouge, Paula Aisemberg, POUSH loue des ateliers à quelque 270 artistes confirmés ou émergents de plus de 40 nationalités pour un prix modéré (environ 12 euros le m2 par mois), tout en leur offrant un programme d’accompagnement artistique et de production. C’est un lieu de production et de monstration sur un modèle d’occupation temporaire (proche du tiers-lieu), mais pas de résidence, à la différence des «villas». Initialement conçue comme un « incubateur d’artistes», l’association POUSH entend encourager le croisement des pratiques artistiques entre résidents en multipliant les opportunités d’expositions et de productions avec des conservateurs. L’association travaille sur un projet commun avec la Villa Médicis pour faire dialoguer les artistes et les scientifiques sur le plateau de Paris-Saclay.

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