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Rafales boostés à l’intelligence artificielle, débruitage des communications… Thales accélère dans l’IA de défense

Écrit par le 31 mars 2024




Aurélien Fleurot // GEORGES GOBET / AFP

Le groupe Thalès accélère dans le développement de l’IA, en lien direct avec l’armée française, alors que le ministère des Armées vient de lancer une agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense, l’Amiad. Certains projets sont au stade de la recherche, d’autres sont bien plus avancés. Europe 1 a pu en découvrir certains. 

L’IA, l’indispensable nouvelle arme de guerre. L’intelligence artificielle investit tous les domaines et la défense n’y échappe évidemment pas. Le groupe Thalès accélère dans le développement de l’IA, en lien direct avec l’armée française, alors que le ministère des Armées vient de lancer une agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense, l’Amiad. Certains projets sont au stade de la recherche, d’autres sont bien plus avancés. 

Dès 2026, la nouvelle gamme de Rafale sera boostée à l’intelligence artificielle. La recherche de cible se fera beaucoup plus rapidement, détaille cet expert IA du groupe Thales. “On ne prétend pas faire mieux que l’homme en matière de capacité à voir une cible mais par contre cela va beaucoup plus vite, c’est un gain d’un facteur 100. Le pilote, l’équipage est seul maître à bord, c’est lui qui confirme l’identification et qui décide d’engager un combat ou pas”, explique-t-il à Europe 1. 

 

Un assistant intelligent 

Pour les pilotes, l’IA fait office d’un super assistant qui pourra également améliorer la qualité des transmissions radio. Les avancées technologiques permettent de supprimer les bruits des tirs ou des explosions pour garantir une compréhension parfaite des transmissions dans les moments critiques. “Plus on a de capteurs, plus on a de données et plus une forme de déluge informationnel arrive sur les opérateurs, que ce soit dans un avion de patrouille aérienne ou dans un centre de commandement et d’opérations. Et là, l’IA permet de traiter énormément de source de données. C’est en train d’être une sorte d’aide à la décision”, indique Philippe Keryer, directeur général adjoint, Stratégie et Technologie de Thales. 

Bientôt, l’IA permettra à un opérateur de contrôler un essaim de drones et non plus un seul comme maintenant ou encore d’améliorer la surveillance maritime pour détecter en quelques secondes un bateau suspect.



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